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	<title>Forum Mondial Sciences et D&#233;mocratie</title>
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	<description>Organisation du
Forum Mondial Sciences et D&#233;mocratie
&#224; Bel&#233;m (Br&#233;sil) en janvier 2009.</description>
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		<title>Forum Mondial Sciences et D&#233;mocratie</title>
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	<item>
		<title>De retour des RMLL...</title>
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		<dc:date>2010-08-06T14:00:55Z</dc:date>
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		<description>Les RMLL (Rencontres Mondiales du Logiciel Libre) se sont d&#233;roul&#233;es du mardi 6 au vendredi 9 Juillet...Les petits d&#233;brouillards ont r&#233;pondu pr&#233;sent pour ce RDV incontournable des TIC et du logiciel libre... &lt;br /&gt;4 jours de rencontres, d'&#233;changes, de pratiques, de tests et de conf&#233;rences pour nous aider &#224; mieux comprendre le monde du logiciel libre et ses applications... Du village des associations aux techniciens du libre, de l'espace p&#233;dagogie &amp; &#233;ducation au conf&#233;renciers d'entreprises, il y en avait (...)


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&lt;a href="http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les RMLL (&lt;a href=&quot;http://2010.rmll.info/spip.php&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Rencontres Mondiales du Logiciel Libre&lt;/a&gt;) se sont d&#233;roul&#233;es du mardi 6 au vendredi 9 Juillet...Les petits d&#233;brouillards ont r&#233;pondu pr&#233;sent pour ce RDV incontournable des TIC et du logiciel libre...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;4 jours de rencontres, d'&#233;changes, de pratiques, de tests et de conf&#233;rences pour nous aider &#224; mieux comprendre le monde du logiciel libre et ses applications... Du village des associations aux techniciens du libre, de l'espace p&#233;dagogie &amp; &#233;ducation au conf&#233;renciers d'entreprises, il y en avait pour tous les gouts...&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans ce programme riche mais n&#233;anmoins charg&#233;, s&#233;lectionner l'information &#233;tait de rigueur.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Notons quelques soucis d'organisations, notamment au niveau de la connexion Internet ...Des choses &#224; revoir pour les prochaines sessions... RMLL 2011 se d&#233;roulera &#224; Strasbourg.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;-&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Quelques Acteurs des rencontres mondiales du logiciel Libre :&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;L'adresse originale de cet article est &lt;a href=&quot;http://www.lespetitsdebrouillardsbretagne.org/De-retour-des-RMLL.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.lespetitsdebrouillardsbretagne.org/De-retour-des-RMLL.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>



	<item>
		<title>Ne pas ouvrir la bo&#238;te de Pandore de la biologie synth&#233;tique </title>
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		<dc:date>2010-05-21T08:08:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Herv&#233; Le Crosnier</dc:creator>



		<description>Ce jeudi 20 mai 2010, le journal Science a publi&#233; un article d'une &#233;quipe de recherche emmen&#233;e par J. Craig Venter revendiquant la cr&#233;ation de la premi&#232;re cellule dot&#233;e d'un ADN enti&#232;rement r&#233;alis&#233; par ordinateur. Pour Craig Venter cela repr&#233;sente : &#171; une &#233;tape importante scientifiquement et philosophiquement &#187;. Les associations de la soci&#233;t&#233; civile, notamment ETC Group, demandent un moratoire sur les techniques employ&#233;es dites de &#171; biologie synth&#233;tique &#187; et appellent &#224; une r&#233;flexion globale sur la (...)

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&lt;a href="http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce jeudi 20 mai 2010, le journal &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Science&lt;/i&gt; a publi&#233; un article d'une &#233;quipe de recherche emmen&#233;e par J. Craig Venter revendiquant la cr&#233;ation de la premi&#232;re cellule dot&#233;e d'un ADN enti&#232;rement r&#233;alis&#233; par ordinateur. Pour Craig Venter cela repr&#233;sente : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;une &#233;tape importante scientifiquement et philosophiquement &lt;/i&gt; &#187;. Les associations de la soci&#233;t&#233; civile, notamment ETC Group, demandent un moratoire sur les techniques employ&#233;es dites de &#171; biologie synth&#233;tique &#187; et appellent &#224; une r&#233;flexion globale sur la g&#233;n&#233;tique extr&#234;me. Si l'on veut bien quitter le mode dithyrambique avec lequel cette annonce est relay&#233;e par la presse, cette publication scientifique, et les recherches men&#233;es pour ce r&#233;sultat posent de nombreuses questions qui m&#233;ritent toute l'attention des citoyens, des d&#233;cideurs politiques, des associations de la soci&#233;t&#233; civile, et doit interroger toutes les communaut&#233;s scientifiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; La cr&#233;ation de la premi&#232;re cellule vivante dot&#233;e d'un g&#233;nome synth&#233;tique d&#233;voil&#233;e jeudi repr&#233;sente une avanc&#233;e dans la compr&#233;hension des m&#233;canismes de la vie et ouvre la voie &#224; la fabrication d'organismes artificiels pouvant par exemple produire du carburant propre. &lt;/i&gt; &#187; C'est avec cette introduction pour le moins &#171; spectaculaire et marchande &#187; que d&#233;bute la d&#233;p&#234;che AFP de ce jour &#224; 20h, qui est la premi&#232;re annonce en fran&#231;ais de cette publication... Une phrase qui sera, n'en doutons point, reprise ce vendredi matin par toute la presse. Cette mani&#232;re de transformer des exp&#233;riences de laboratoire en recettes miracles pour les maux de l'&#233;conomie et les souffrances de la plan&#232;te est devenu le mode principal de communication autour de la science. Au d&#233;triment &#224; la fois de l'analyse des travaux de recherche et de la capacit&#233; des citoyens et de leurs repr&#233;sentants d'&#233;valuer les travaux et d'en tirer les cons&#233;quences politiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En r&#233;alit&#233;, l'exp&#233;rience est plus modeste... et plus inqui&#233;tante. Il s'est agit de synth&#233;tiser un chromosome dont le code a &#233;t&#233; &#233;crit par ordinateur, de le construire en s'aidant de levures, de l'introduire ensuite dans une cellule, et de le retrouver apr&#232;s la division de cette cellule. Pour v&#233;rifier cela, des &#171; filigranes &#187; ont &#233;t&#233; introduits dans le code du chromosome par l'&#233;quipe de Craig Venter.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La synth&#232;se d'ADN a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e pour la premi&#232;re fois au d&#233;but des ann&#233;es 1970 par Har Gobin Khorana, et comportait 207 paires de bases. En 2002, Eckard Wimmer indiquait avoir recr&#233;&#233; un virus de la polio. On a depuis recr&#233;&#233; l'ADN du virus de la grippe espagnole de 1918, et am&#233;lior&#233; les techniques mises en oeuvre. On peut dor&#233;navant commander des s&#233;quences ADN par email. Il existe pr&#232;s de 40 entreprises de synth&#232;se g&#233;nomique, dont 2 en France. Ce qu'apporte l'exp&#233;rience du J. Craig Venter Institute tient dans l'am&#233;lioration des techniques de construction du chomosome et dans la capacit&#233; de le retrouver apr&#232;s division en lui permettant de prendre le contr&#244;le de la cellule. Pour David Baltimore, &#233;minent g&#233;n&#233;ticien du Caltech, cit&#233; par le &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;New York Times&lt;/i&gt;, il n'y a pas eu de cr&#233;ation de la vie, mais une recopie. Un travail technique dont il reconna&#238;t par ailleurs la qualit&#233;, mais qui lui semble loin des superlatifs employ&#233;s par l'&#233;quipe de Craig Venter pour &#171; vendre &#187; son exp&#233;rience.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Car &#171; vendre &#187; est bien l'objectif final de la recherche en biologie synth&#233;tique. Craig Venter a d'ailleurs pris les devants, en d&#233;posant en en mai 2007 un brevet aux Etats-Unis (sous le num&#233;ro d'application 20070122826) et un brevet international (PTO WO2007047148). Dans celui-ci il souhaite devenir propri&#233;taire des techniques de construction d'un ensemble &#171; minimal &#187; d'ADN susceptible de se r&#233;pliquer &#224; l'image du vivant. Il revendique de m&#234;me les processus de production d'hydrog&#232;ne et d'&#233;thanol qui pourraient &#234;tre obtenus par des techniques similaires. Nous sommes loin de la recherche visant &#224; &#171; comprendre la nature &#187; et expliquer les ph&#233;nom&#232;nes biologiques, mais bien dans la course en avant pour des applications susceptibles de faire fr&#233;tiller les investisseurs du capital-risque (b&#233;n&#233;fices imm&#233;diats pour les chercheurs et leurs entreprises) et &#233;ventuellement de contr&#244;ler ult&#233;rieurement les retomb&#233;es &#233;conomiques ou financi&#232;res dans la bulle sp&#233;culative qui se construit autour du march&#233; du carbone. Dans cette course sans contr&#244;le, l'&#233;quipe de Craig Venter est associ&#233;e &#224; Synthetic Genomics Inc, une entreprise elle aussi dirig&#233;e par Craig Venter, appuy&#233;e par le gouvernement des Etats-Unis, dont le Secr&#233;taire d'Etat &#224; l'Energie Steven Chu est un fervent partisan de la biologie synth&#233;tique. Une entreprise en partenariat avec les p&#233;troliers Exxon Mobil et BP, dont on peut admirer actuellement dans le Golfe du Mexique la capacit&#233; &#224; mettre en oeuvre des techniques sans risque !&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;M&#234;me si la production d'hydrocarbure par des bact&#233;ries pilot&#233;es par un ADN calcul&#233; par ordinateur n'est pas pour demain, le principe m&#234;me de telles &#233;tudes, organis&#233;es par des objectifs financiers et agissant comme divertissement m&#233;diatique aux probl&#232;mes actuels de la plan&#232;te et de la soci&#233;t&#233; peut &#234;tre mis en cause.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Car les risques sont majeurs. On peut les regrouper en trois cat&#233;gories : l'usage pour fabriquer des armes (armes biologiques et bioterrorisme), les risques pour les employ&#233;s des laboratoires en contact avec des virus extr&#234;mement pathog&#232;nes, et les risques engendr&#233;s par le rel&#226;chement accidentel dans l'environnement d'organismes issus de la biologie synth&#233;tique. La course industrielle actuelle, mais aussi les guerres d'&#233;go des chercheurs impliqu&#233;s, plaident pour une r&#233;flexion d&#233;mocratique globale sur l'opportunit&#233;, la balance risques/b&#233;n&#233;fices et les conditions d'une telle recherche. Il n'est pas possible de laisser aux seuls chercheurs du domaine consid&#233;r&#233; la d&#233;cision. Ni de les laisser vendre, sur-vendre et faire briller &#224; coup de strass m&#233;diatique des promesses dont on peut largement douter de la cr&#233;dibilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans cette r&#233;flexion, n'oublions jamais les volont&#233;s prom&#233;th&#233;ennes d'une partie de la communaut&#233; scientifique, et particuli&#232;rement au sein des mavericks de la g&#233;nomique qui sont &#224; l'origine de la publication de ce jour. Aux journalistes qui lui demandaient s'il n'avait pas le sentiment de jouer &#224; Dieu, Hamilton O. Smith, prix Nobel, actionnaire de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Synthetic Genomic Inc.&lt;/i&gt;, et l'un des signataires de l'article de &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Science&lt;/i&gt;, r&#233;pond de sa blague favorite &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; Nous ne jouons pas &lt;/i&gt; &#187;. Le code g&#233;n&#233;tique utilis&#233; pour l'exp&#233;rience publi&#233;e aujourd'hui comporte, ce qu'on nous demande &#233;videmment de prendre au second degr&#233;, des marques permettant de tracer le chromosome, et parmi celles-ci cette citation du philosophe Felix Adler reprise &#224; partir du livre &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; American prometheus &lt;/i&gt; &#187;, biographie de l'inventeur de la bombe atomique Oppenheimer : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;See things not as they are, but as they might be&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Car au fond, c'est bien une logique prom&#233;th&#233;enne qui se r&#233;pand dans la recherche aujourd'hui : une volont&#233; de &#171; r&#233;parer la machine-terre &#187;, depuis sa structure globale par le &#171; g&#233;o-engineering &#187; jusqu'&#224; la nano-mati&#232;re, en passant &#233;videmment par la &#171; ma&#238;trise &#187; du vivant. La nature n'est plus le mod&#232;le unique et singulier que la science doit interpr&#233;ter, mais une simple singularit&#233; que les ing&#233;nieurs doivent am&#233;liorer.... et si possible au nom de la &#171; libert&#233; du chercheur &#187;, c'est-&#224;-dire sans que les soci&#233;t&#233;s civiles ne puissent s'emparer ni des d&#233;cisions d'orientation de la recherche, ni de l'&#233;valuation des cons&#233;quences tant sur l'environnement naturel que sur les fondements sociaux... et m&#234;me philosophiques avec cette qu&#234;te extr&#234;me du pouvoir sur le vivant.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trop souvent les chercheurs de ces disciplines duales (qui sont grosses de risques &#233;normes au nom de b&#233;n&#233;fices relevant de la promesse) souhaitent r&#233;gler &#171; entre-eux &#187; et avec les entreprises sp&#233;cialis&#233;es de leurs secteurs les questions &#233;thiques et de s&#233;curit&#233;. C'est ainsi dans le droit fil de la fameuse Conf&#233;rence d'Asilomar de 1975 sur les biotechnologies que se sont tenues en mai 2006 la conf&#233;rence &#171; Synthetic Biology 2.0 &#187; &#224; Berkeley, et plus r&#233;cemment en avril 2010 une conf&#233;rence Asilomar 2 concernant le g&#233;o-engineering. Dans tous les cas, on invite des philosophes pour parler de r&#232;gles &#233;thiques faisant croire en la &#171; responsabilit&#233; &#187; des acteurs... pour mieux d&#233;finir en dehors du regard public, et entre &#171; partenaires &#187; investis dans les m&#234;mes rapports d'argent et de pouvoir, les r&#232;gles d'auto-r&#233;gulation qu'ils souhaitent s'auto-appliquer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est pour cela que de nombreuses associations de la soci&#233;t&#233; civile, suivant la tr&#232;s influente association ETC Group, ou en France la Fondation Sciences Citoyennes, souhaitent organiser des d&#233;bats mondiaux pour &#233;viter que ne soit ouverte la bo&#238;te de Pandore. Le Forum mondial Sciences &amp; D&#233;mocratie, dont la seconde &#233;dition se tiendra &#224; Dakar en f&#233;vrier prochain, devrait aborder ces questions essentielles. Car les technologies en jeu d&#233;finissent un cadre global pour la soci&#233;t&#233; de demain, en faisant tourner au dessus de la t&#234;te de tous les citoyens du monde une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s excessivement tranchante. C'est en octobre 2004 d&#233;j&#224; qu'un &#233;ditorial de la revue scientifique Nature pr&#233;cisait : &#171; &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Si les biologistes sont sur le point de synth&#233;tiser de nouvelles formes de vie, l'&#233;tendue des d&#233;satres qui pourraient &#234;tre provoqu&#233;s volontairement ou par inadvertence sont potentiellement immenses &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les politiques scientifiques, les d&#233;cisions de recherche, le contr&#244;le des pratiques des laboratoires et des entreprises et enfin le refus d'une appropriation des connaissances par des brevets, v&#233;ritable strat&#233;gie permettant une r&#233;elle ind&#233;pendance pour une science susceptible de se pencher sur les probl&#232;mes des soci&#233;t&#233;s et de tous leurs membres, doivent rapidement venir s'inscrire dans l'agenda et les r&#233;flexions des citoyens et des d&#233;cideurs politiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Herv&#233; Le Crosnier
Universit&#233; de Caen
Caen, le 20 mai 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Synthia is Alive... and Breeding : Panacea or Pandora's Box ? - ETC Group
&lt;a href=&quot;http://www.etcgroup.org/en/node/5142&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.etcgroup.org/en/node/5142&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Researchers Say They Created a &#8216;Synthetic Cell', Nicholas Wade, The New York Times, 20 mai 2010 : &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2010/05/21/science/21cell.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.nytimes.com/2010/05/21/science/21cell.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Synthetic Genomic | Options for governance , J. Craig Venter Institute
&lt;a href=&quot;http://www.jcvi.org/cms/research/projects/syngen-options/overview/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.jcvi.org/cms/research/projects/syngen-options/overview/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Extreme Genetic Engineering : An Introduction to Synthetic Biology, ETC Group, 16 janvier 2007 &lt;a href=&quot;http://www.etcgroup.org/en/node/602&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.etcgroup.org/en/node/602&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sciences &amp; D&#233;mocratie, un doculivre (DVD + livre) sur le Forum mondial Sciences &amp; D&#233;mocratie
&lt;a href=&quot;http://cfeditions.com/sciences-et-democratie&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://cfeditions.com/sciences-et-democratie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Site de l'initiative fran&#231;aise du Forum Mondial Sciences et D&#233;mocratie : &lt;a href=&quot;http://fmsd-france.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://fmsd-france.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>



	<item>
		<title>L'universit&#233; d'&#233;t&#233; du CRID &#224; Bordeaux-Pessac</title>
		<link>http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?article500</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		



		<description>Le CRID (Centre de Recherche et d'Information pour le D&#233;veloppement) organisme du 7 au 10 juillet son universit&#233; d'&#233;t&#233; &#224; Bordeaux-Pessac sur la th&#233;matique &#171; &#233;cologie, social, libert&#233;s : la solidarit&#233; internationale comme sortie de crise &#187;. &lt;br /&gt;A cette occasion sera lanc&#233;e la campagne &#171; une seule plan&#232;te &#187; (2009-2011), dont l'objectif est de sensibiliser les citoyens et interpeller les d&#233;cideurs sur les cons&#233;quences de l'exploitation des ressources naturelles, actuellement au c&#339;ur d'un syst&#232;me mondial bas&#233; (...)


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&lt;a href="http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le &lt;a href=&quot;http://www.crid.asso.fr/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;CRID&lt;/a&gt; (Centre de Recherche et d'Information pour le D&#233;veloppement) organisme du 7 au 10 juillet son universit&#233; d'&#233;t&#233; &#224; Bordeaux-Pessac sur la th&#233;matique &#171; &#233;cologie, social, libert&#233;s : la solidarit&#233; internationale comme sortie de crise &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;A cette occasion sera lanc&#233;e la campagne &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; une seule plan&#232;te &#187;&lt;/strong&gt; (2009-2011), dont l'objectif est de sensibiliser les citoyens et interpeller les d&#233;cideurs sur les cons&#233;quences de l'exploitation des ressources naturelles, actuellement au c&#339;ur d'un syst&#232;me mondial bas&#233; sur la surproduction.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce programme, cr&#233;&#233; en 2009 par le r&#233;seau &#171; une seule plan&#232;te &#187; (CRID, CNCD, SEVO Spirala, ERkO, VEDEGLYET, 4D, AITEC, Les petits d&#233;brouillards, CCFD, CGT, Artisans du Monde, Les amis de la Terre, OXFAM France, PEKEA, RITIMO, CONGAD, INAD, R&#233;seau ressources naturelles de la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo, WALHI) consiste en un ensemble d'actions concentr&#233;es autours de 3 outils :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Une base de ressources (articles, publications),&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Des publications communes ( Altermondes, dossier biodiversit&#233;), et,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Une exposition p&#233;dagogique sur la gestion durable et &#233;quitable des ressources naturelles, pilot&#233;e par les petits d&#233;brouillards, avec le CRID, RITIMO et la F&#233;d&#233;ration Artisans du Monde.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.uneseuleplanete.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Plus d'infos sur le site &quot;Une seule plan&#232;te&quot;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;L'adresse originale de cet article est &lt;a href=&quot;http://www.lespetitsdebrouillardsbretagne.org/L-universite-d-ete-du-CRID-a.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.lespetitsdebrouillardsbretagne.org/L-universite-d-ete-du-CRID-a.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>



	<item>
		<title>Sciences &amp; Histoire</title>
		<link>http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?article490</link>
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		<dc:date>2010-02-18T09:22:14Z</dc:date>
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		<description>Les m&#233;dias, la rue, l'&#233;ducation nationale bruissent aujourd'hui de la &lt;br /&gt;col&#232;re des historiens. La contraction du programme d'histoire des &lt;br /&gt;fili&#232;res scientifiques sur l'ann&#233;e de premi&#232;re provoque d&#233;bats et &lt;br /&gt;col&#232;re. A juste titre. L'histoire est, ces derniers temps, manipul&#233;e &#224; &lt;br /&gt;des fins propagandistes, de la lecture hors-contexte de la &#171; Lettre de &lt;br /&gt;Guy M&#244;quet &#187; &#224; la d&#233;cision prise par Nicolas Sarkozy en janvier 2009 &lt;br /&gt;d'ouvrir un &#171; Mus&#233;e de l'Histoire de France &#187;, pr&#233;lude au grand d&#233;bat &lt;br /&gt;national sur &#171; (...)


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&lt;a href="http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;D&#233;bat sur Science, Technologie et D&#233;mocratie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les m&#233;dias, la rue, l'&#233;ducation nationale bruissent aujourd'hui de la&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;col&#232;re des historiens. La contraction du programme d'histoire des&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;fili&#232;res scientifiques sur l'ann&#233;e de premi&#232;re provoque d&#233;bats et&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;col&#232;re. A juste titre. L'histoire est, ces derniers temps, manipul&#233;e &#224;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;des fins propagandistes, de la lecture hors-contexte de la &#171; Lettre de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Guy M&#244;quet &#187; &#224; la d&#233;cision prise par Nicolas Sarkozy en janvier 2009&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;d'ouvrir un &#171; Mus&#233;e de l'Histoire de France &#187;, pr&#233;lude au grand d&#233;bat&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;national sur &#171; l'identit&#233; &#187; que l'on sait. La condensation en une ann&#233;e&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;de lyc&#233;e d'une mati&#232;re qui demande au contraire recul et m&#233;thode ne peut&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;que modifier l'enseignement, et finalement la compr&#233;hension de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;l'histoire et plus encore son impact sur le pr&#233;sent. Elle annonce aussi&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;une vision &#171; rationelle &#187; des lyc&#233;ens, d&#233;sireux de capter des points&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;dans la grande chevauch&#233;e du baccalaur&#233;at et pond&#233;rant leurs efforts en&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;fonction des coefficients, comme les caricature Richard Descoing, charg&#233;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;de mission sur la r&#233;forme des lyc&#233;es, dans Le Monde du 9 d&#233;cembre. Une&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;vision utilitariste qui cible particuli&#232;rement les lyc&#233;ens scientifiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais c'est en r&#233;alit&#233; &#171; en creux &#187; qu'il faut interpr&#233;ter le plus&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;profond&#233;ment la proposition minist&#233;rielle et les positions exprim&#233;es&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;dans les grands m&#233;dias. C'est derri&#232;re l'&#233;cran qu'il faut chercher ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;derri&#232;re l'&#233;cran de fum&#233;e qui masque et derri&#232;re celui des petites&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;lucarnes, dont la lumi&#232;re nous aveugle. C'est la conception de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;l'enseignement des sciences qui est le v&#233;ritable enjeu... et derri&#232;re&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;lui la conception m&#234;me des sciences et du travail scientifique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce qui nous est pr&#233;tendu &#224; longueur d'interviews et de messages est que&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;l'abandonde l'histoire en terminale scientifique permettra de recentrer&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;les lyc&#233;ens de la fili&#232;re scientifique sur l'enseignement des sciences.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Belle tautologie, qui rejoint les pr&#233;-conceptions largement r&#233;pandues&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;sur la &#171; science &#187;, activit&#233; des polars, ou des &#171; no-life &#187; comme disent&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;les ados d'aujourd'hui, technique culturelle sp&#233;cifique, faite de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;r&#233;p&#233;tition et d'exercices. Malheureusement, cette d&#233;magogie laisse dans&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;l'ombre l'analyse r&#233;elle de ce que repr&#233;sente une carri&#232;re scientifique,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;et la place des sciences et techniques dans l'organisation sociale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'&#233;cole a toujours une triple t&#226;che, dont elle s'acquitte avec des&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;formes diff&#233;rentes et suivant des modalit&#233;s variables, mais dont on peut&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;toujours rep&#233;rer l'articulation : renouveler les &#233;lites dirigeantes,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;augmenter le niveaux global des connaissances de la soci&#233;t&#233; pour&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;garantir la comp&#233;titivit&#233; d'un pays (ce qui a de larges effets positifs&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;sur la citoyennet&#233;), et enfin pr&#233;parer les forces de travail adapt&#233;es&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;aux conditions de la production. Durant la p&#233;riode de grande&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;d&#233;mocratisation de l'&#233;cole (des ann&#233;es 50 aux ann&#233;es 80), les&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;disciplines scientifiques permettaient la s&#233;lection des futurs&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;dirigeants quand les formations &#171; professionnelles &#187; (lire&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; industrielles &#187;) nourrissaient les fabriques en ouvriers&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; sp&#233;cialis&#233;s &#187;, (par oxymore, sans affectation pr&#233;cise mais capable de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;se plier au fonctionnement de l'usine). Il fallait ma&#238;triser les&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;math&#233;matiques pour r&#233;ussir le numerus clausus de m&#233;decine, et avoir fait&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ses classes dans la chaudronnerie ou le secr&#233;tariat pour lier ses&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;poignets aux m&#233;canismes de s&#233;curit&#233; des presses industrielles et&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;accomplir des gestes robotiques sous l'oeil du chronom&#232;treur. Mais avec&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;la mondialisation, d'autres crit&#232;res permettent de reproduire les&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;classes dirigeantes, notamment la ma&#238;trise de plusieurs langues vivantes&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;et l'aptitude aux synth&#232;ses. En revanche, la production de la nouvelle&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;force de travail adapt&#233;es &#224; la &#171; soci&#233;t&#233; de la connaissance &#187; passe par&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;une ma&#238;trise des techniques, notamment des techniques de l'information&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;et de la communication, et par la sp&#233;cialisation d'une large partie des&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;scientifiques dans l'ex&#233;cution de t&#226;ches de contr&#244;le de processus ou&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;d'analyse de donn&#233;es, principalement dans les domaines de la chimie et&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;de la biologie. Nombre d'&#233;tudiants des fili&#232;res scientifiques deviennent&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ensuite les servants des capteurs et actionneurs informatis&#233;s,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;nourrissant des machines de traitement de l'information en donn&#233;es brutes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette nouvelle r&#233;partition des r&#244;les induit un changement profond de la&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;conception des disciplines scientifiques.Quand les math&#233;matiques&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;pouvaient cumuler les avantages de s&#233;lectionner les futurs dominants et&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;de pr&#233;parer aux carri&#232;res sp&#233;cifiques de la recherche et de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;l'ing&#233;nierie, elles &#233;taient la discipline reine. Et de vanter la&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;capacit&#233; de cette mati&#232;re &#224; former au &#171; raisonnement logique &#187;, &#224;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;l'analyse d&#233;ductive et finalement &#224; produire les personnes capables de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;traiter avec la m&#234;me impartialit&#233; de m&#233;thode les sujets les plus divers.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mais la science a chang&#233;. Foin des m&#233;thodologies et de l'argumentation,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;il s'agit dor&#233;navant de produire des &#171; innovations &#187;, que l'on va&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;comptabiliser en nombre de brevets, de publications ou de citations. On&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;am&#233;liore les m&#233;thodes, on transf&#232;re &#224; la machine (informatis&#233;e) les&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;interpr&#233;tations et on r&#233;duit celui ou celle qui pilote le processus au&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;r&#244;le d'OS de la soci&#233;t&#233; de la connaissance. La science a besoin de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;petites mains au service des industries du savoir et du traitement de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;l'information. C'est d&#233;sormais cette limitation dans les outils (&#224;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;chaque discipline ses techniques) et dans les objectifs (le cumul des&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;applications innovantes) qui d&#233;finit la place de la science, et donc des&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;fili&#232;res scolaires et universitaires de production des scientifiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les chercheurs qui ont particip&#233; au premier Forum mondial Sciences &amp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D&#233;mocratie qui s'est tenu &#224; Bel&#232;m en janvier 2009 ont largement insist&#233;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;sur ce ph&#233;nom&#232;ne de taylorisation de la recherche. Chaque chercheur&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;devient un &#233;l&#233;ment dans une cha&#238;ne de production parcellis&#233;e. Le&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; travail scientifique en miettes &#187; tend &#224; d&#233;poss&#233;der les scientifiques&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;des finalit&#233;s de leur activit&#233;. Ils perdent la conscience du produit&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(ici les connaissances) qui appartient d&#232;s lors &#224; celui qui d&#233;tient la&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;vision globale de la cha&#238;ne de production. Dans les &#171; temps modernes &#187;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;de l'&#232;re industrielle de masse il s'agissait des concepteurs et&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ing&#233;nieurs, avec la complicit&#233; de la ma&#238;trise, qui r&#233;gnait sur la&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;coursive qui courrait le long de la cha&#238;ne de production. Dans le&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;capitalisme cognitif, ce sont les financeurs de la recherche, ceux qui&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;peuvent transformer les grains de connaissances (articles, exp&#233;riences&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;parcellis&#233;es, brevets &#224; spectre applicatif tr&#232;s limit&#233;s,...) en valeurs&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;marchandes (via le marketing des produits, ou la capacit&#233; &#224; focaliser&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;l'attention publique qui va justifier les investissements dans tel ou&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;tel secteur de connaissance). Et la coursive est occup&#233;e par les&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;d&#233;cideurs des politiques scientifiques, ceux qui affectent les cr&#233;dits,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;les &#171; contrats de recherche &#187; et les r&#233;sultats des &#171; appels d'offre &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La transformation de l'Universit&#233; en soci&#233;t&#233; de service pour les&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;entreprises &#171; innovantes &#187; et les grands groupes industriels,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;fournissant &#224; faible prix stagiaires, th&#233;sards, contractuels de la&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;recherche et, en prime, l'expertise des directeurs d'&#233;quipes de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;recherche, participe de ce processus. Le choix des financements de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;recherche n'est plus guid&#233; par l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral, par la discussion&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;d&#233;mocratique que cela pourrait signifier, par le &#171; tribunal de la&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;raison &#187; cher aux philosophes des Lumi&#232;res, mais par l'int&#233;r&#234;t bien&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;compris, appuy&#233; sur l'opinion. Une opinion peu encline aux m&#233;thodes&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;scientifiques, mais formatt&#233;e par l'agenda industriel (ne pas prendre de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; retard &#187;) et abreuv&#233;e de projets toujours conjugu&#233;s au futur,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;d&#233;clinant les &#171; miracles de la science &#187; et vendus par les experts en&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;poudre aux yeux des relations publiques, relay&#233;s par les m&#233;dias avides&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;de sensationnel et de merveilleux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce changement radical de la place de l'emploi scientifique, de la&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;d&#233;qualification progressive des m&#233;tiers de la recherche et de la&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;soumission des choix scientifiques aux int&#233;r&#234;ts des conglom&#233;rats&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;industriels modifie aussi le contenu m&#234;me de la science. La tradition&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;scientifique consid&#232;re la compr&#233;hension de la &#171; nature &#187; (un terme&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;utilis&#233; par les physiciens comme par les biologistes) comme un objectif.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les exp&#233;riences de laboratoire visent &#224; cr&#233;er des mod&#232;les capables&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;d'aller au plus pr&#232;s du r&#233;el, tout en cherchant l'exp&#233;rience qui&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;viendrait &#171; falsifier &#187; la th&#233;orie pour changer de paradigme et trouver&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;d'autres mod&#232;les explicatifs. Or aujourd'hui on voit se d&#233;velopper de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;nombreuses sp&#233;cialit&#233;s qui, au contraire, consid&#232;rent la nature comme&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;une machine, qui se plierait aux conceptions et aux mod&#232;les issus des&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;laboratoires. Des manipulations g&#233;n&#233;tiques incontr&#244;l&#233;es et l&#226;ch&#233;es dans&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;l'environnement, de la biologie synth&#233;tique, aux mod&#232;les th&#233;rapeutiques&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ou aux produits chimiques diffus&#233;s (vendus !) sans r&#233;elle prise en&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;compte des effets adverses et des risques &#224; long terme, la liste est&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;longue des sciences prom&#233;th&#233;ennes. La caricature &#233;tant atteinte par la&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;g&#233;o-enginierie, qui veut r&#233;parer la &#171; machine-terre &#187; elle-m&#234;me, et fait&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;fort de se pr&#233;senter comme garante du &#171; plan B &#187; pour emp&#234;cher le&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;changement climatique global.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette transformation de l'emploi scientifique d'une part, du projet de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;la science de l'autre, cette conception de la recherche comme un cumul&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;d'innovations qui passe par la parcellisation n&#233;cessaire de la r&#233;flexion&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;des acteurs de la production scientifique, est le pendant exact de la&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;suppression de l'histoire en terminale scientifique... qui n'est&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;vraisemblablement que le pr&#233;lude &#224; d'autres changements, notamment&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;concernant la philosophie.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nous aurons ainsi des producteurs de science qui pourront travailler sur&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;des sujets aussi sensibles que la vie priv&#233;e (informatique), le corps&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;humain (g&#233;n&#233;tique, appareillage), l'alimentation (organismes&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;g&#233;n&#233;tiquement modifi&#233;s, agro-chimie), les m&#233;thodes de contr&#244;le social&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(calcul et statistiques), et bien &#233;videmment l'environnement&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;g&#233;o-terrestre (analyse des polluants, g&#233;o-engineering) sans avoir jamais&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;eu un enseignement leur permettant de prendre conscience de la place&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;qu'on leur fait jouer, de mettre en perspective leur r&#244;le social. Car&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;pour comprendre l'enjeu de l'arr&#234;t de l'enseignement de l'histoire en&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;terminale scientifique, et plus encore le discours ambiant sur la&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;n&#233;cessit&#233; de focaliser les lyc&#233;ens scientifiques sur ce qui serait le&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;coeur de leur discipline, et leur permettrait de briller ult&#233;rieurement&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;sur l'ar&#232;ne scientifique mondiale, il faut ajouter qu'il n'auront plus&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;jamais dans leur cursus scientifiques &#224; l'Universit&#233; d'enseignement de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;l'&#233;thique, ni de l'&#233;pism&#233;mologie et l'histoire des sciences, ni des&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;fondements &#233;conomiques de l'industrie de l'information. Le travail de&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;d&#233;possession des travailleurs scientifiques des finalit&#233;s sociales et&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;culturelles de leur activit&#233; doit simplement commencer de plus en plus&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;t&#244;t, et se poursuivre tout au long de la fili&#232;re de formation des&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;producteurs de l' &#171; &#233;conomie de la connaissance &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faudrait avoir &#233;tudi&#233; l'histoire pour reconna&#238;tre, mutatis mutandis,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;une image &#171; moderne &#187; du processus dit de &#171; prol&#233;tarisation &#187; qui a d&#233;j&#224;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;eu lieu durant l'&#232;re industrielle. Et donc pour anticiper sur les enjeux&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;des affrontements sociaux qui ne manqueront pas d'&#233;clater dans le coeur&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;m&#234;me de la production de connaissances et de la soci&#233;t&#233; du m&#234;me nom.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Nouvelles oppositions dont les mouvements des chercheurs des derni&#232;res&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;ann&#233;es en France, ou les activit&#233;s des &#171; lanceurs d'alerte &#187;au niveau du&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;monde entier sont les premiers prototypes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Herv&#233; Le Crosnier&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Caen, le 10d&#233;cembre 2009&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Notes :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour en savoir plus sur le Forum mondial Sciences &amp; D&#233;mocratie :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;http://fm-sciences.org&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une initiative fran&#231;aise du FMSD aura lieu le 23 janvier 2010 &#224; Paris :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;http://fmsd-france.org&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un livre-dvd retra&#231;ant les d&#233;bats qui ont eu lieu &#224; Bel&#232;m lors du&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;premier Forum para&#238;tra fin d&#233;cembre chez C&amp;F &#233;ditions&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;(http://cfeditions.com/belem2009)&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les analyses ci-dessus n'engagent que son auteur. Elle sont exprim&#233;es&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;rapidement et souvent de fa&#231;on abrupte, comme dans tout article&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;d'opinion li&#233; &#224; l'actualit&#233;. Elles restent &#233;videmment ouvertes au d&#233;bat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le terme &#171; scientifique &#187; dans cet article est pris dans son acception&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;m&#233;diatique, d&#233;signant les &#171; sciences dures &#187;, ou plus pr&#233;cis&#233;ment les&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; sciences de la nature &#187;. Cela ne pr&#233;juge pas d'un autre d&#233;bat&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;n&#233;cessaire portant sur la reconnaissance du caract&#232;re scientifique des&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;m&#233;thodes, des outils et des modes de production du savoir des&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;disciplines d&#233;pendant des &#171; sciences &#187; humaines et sociales.... et au&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;premier chef de l'histoire.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il va de soi que cette analyse ne vise pas les travailleurs des&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;sciences, mais bien le mod&#232;le de relation, de soci&#233;t&#233; et de projet&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;collectif autour de la science, tel qu'il se r&#233;-organise sous nos yeux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour ma part, enseignant-chercheur en informatique, sp&#233;cialit&#233; internet,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;je suis totalement un rouage de ce ph&#233;nom&#232;ne. Ma propre complicit&#233; est&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;partie prenante de ce basculement lui-m&#234;me. Il s'agit pour moi, non pas&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;de dessiner une morale du retour &#224; la science d'antan, ni une apologie&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;de la science &#171; pure &#187;, mais bien de tenter de dessiner le contexte des&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;nouvelles &#171; luttes de classe &#187; dans le cadre de l'&#233;conomie de la&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;connaissance. Avec toutes les contradictions que cela implique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Texte diffus&#233; sous licence Creative commons by-nc.L'adresse originale de cet article est &lt;a href=&quot;http://www.vecam.org/article1137.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vecam.org/article1137.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>



	<item>
		<title>Une premi&#232;re initiative fran&#231;aise du Forum Mondial Sciences et D&#233;mocratie : rendez-vous &#224; Paris le 23 janvier !</title>
		<link>http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?article481</link>
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		<dc:date>2010-01-23T16:31:00Z</dc:date>
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		<description>Cet &#233;v&#233;nement est propos&#233; par : &lt;br /&gt;Ark&#233;otopia, Ars Industrialis, Association Fran&#231;aise des Petits D&#233;brouillards, Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs (AITEC), ATTAC France, CCFD, CRID, CRIDA, Espaces Marx, Fac Verte, F&#233;d&#233;ration Mondiale des Travailleurs Scientifiques, Fondation Sciences Citoyennes, Groupe 38, R&#233;seau des Scientifiques Europ&#233;ens Concern&#233;s par l'Environnement et la Soci&#233;t&#233; (ENSSER), SNCS, SNESUP, VECAM. &lt;br /&gt;Ch&#232;res amies, chers amis, &lt;br /&gt;Le samedi 23 janvier prochain se (...)


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&lt;a href="http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Cet &#233;v&#233;nement est propos&#233; par :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;Ark&#233;otopia, Ars Industrialis, Association Fran&#231;aise des Petits D&#233;brouillards, Association Internationale de Techniciens, Experts et Chercheurs (AITEC), ATTAC France, CCFD, CRID, CRIDA, Espaces Marx, Fac Verte, F&#233;d&#233;ration Mondiale des Travailleurs Scientifiques, Fondation Sciences Citoyennes, Groupe 38, R&#233;seau des Scientifiques Europ&#233;ens Concern&#233;s par l'Environnement et la Soci&#233;t&#233; (ENSSER), SNCS, SNESUP, VECAM.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Ch&#232;res amies, chers amis,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le samedi 23 janvier prochain se tiendra &#224; Paris une Initiative fran&#231;aise du &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Forum Mondial Sciences et D&#233;mocratie&lt;/strong&gt; (FMSD).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le processus FMSD, initi&#233; &#224; Bel&#233;m (Br&#233;sil) en janvier 2009, vise &#224; promouvoir la mise en place d'une plateforme de dialogues politiques entre les ONGs, les mouvements sociaux, les scientifiques et leurs institutions.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Apr&#232;s une s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re intitul&#233;e &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;&quot; Pourquoi et comment am&#233;liorer le dialogue entre les chercheurs et les mouvements sociaux ?&quot;&lt;/strong&gt;, se tiendront une dizaine d'ateliers sur des th&#232;mes aussi vari&#233;s que le travail et la responsabilit&#233; des scientifiques, les biens communs de la connaissance, les nanotechnologies, les technologies de l'information et de la communication ou encore l'innovation sociale et les retomb&#233;es du Sommet de Copenhague.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette journ&#233;e de d&#233;bats et de dialogues se d&#233;roulera de 9h30 &#224; 18h00 &#224; la Bourse du Travail &#224; Paris (3 rue du Ch&#226;teau d'eau - Paris 10e).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous trouverez les informations relatives &#224; cet &#233;v&#233;nement sur le site &lt;a href=&quot;http://fmsd-france.org&quot; class=&quot;spip_out&quot; title=&quot;http://fmsd-france.org&quot;&gt;http://fmsd-france.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Merci d'avance pour votre participation &#224; la journ&#233;e du 23 janvier 2010. N'h&#233;sitez pas &#224; faire circuler l'information dans vos r&#233;seaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour le FMSD,&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les coordinateurs de l'initiative fran&#231;aise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Pour une Journ&#233;e Mondiale des Biens Communs</title>
		<link>http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?article484</link>
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		<dc:date>2010-01-04T17:26:10Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fr&#233;d&#233;ric Sultan</dc:creator>



		<description>Le manifeste pour la r&#233;cup&#233;ration des biens communs, &#233;labor&#233; lors du dernier Forum Social Mondial (Belem &#8211; Br&#233;sil - 2009), a &#233;t&#233; sign&#233; par pr&#232;s de 1100 personnes et organisations en quelques mois sans m&#234;me avoir &#233;t&#233; port&#233; par aucune campagne v&#233;ritablement structur&#233;e. Maintenant se pose la question de passer &#224; l'acte, de se donner un horizon commun, de faire mouvement pour que cette id&#233;e participe plus &#224; la transformation de nos soci&#233;t&#233;s. &lt;br /&gt;Cet horizon, je proposerai qu'il prenne la forme d'une journ&#233;e (...)


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&lt;a href="http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;D&#233;bat sur Science, Technologie et D&#233;mocratie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le manifeste pour la r&#233;cup&#233;ration des biens communs, &#233;labor&#233; lors du dernier Forum Social Mondial (Belem &#8211; Br&#233;sil - 2009), a &#233;t&#233; sign&#233; par pr&#232;s de 1100 personnes et organisations en quelques mois sans m&#234;me avoir &#233;t&#233; port&#233; par aucune campagne v&#233;ritablement structur&#233;e. Maintenant se pose la question de passer &#224; l'acte, de se donner un horizon commun, de faire mouvement pour que cette id&#233;e participe plus &#224; la transformation de nos soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cet horizon, je proposerai qu'il prenne la forme d'une journ&#233;e mondiale pour les biens communs dont la premi&#232;re &#233;dition pourrait se tenir le 15 octobre 2010[Cette id&#233;e &#224; germ&#233; lors du World-caf&#233; du 4 d&#233;cembre 2009 &#224; Saint Ouen. ].&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Partager l'id&#233;e de &#171; biens communs &#187;.&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les biens communs recouvrent un vaste ensemble d'&#233;l&#233;ments qui vont des biens immat&#233;riels ou mat&#233;riels &#224; l'id&#233;e m&#234;me de leur partage[On pourra approfondir cette question &#224; la lecture d'un article d'Alain Giffard publi&#233; en octobre 2005 sur le site http://www.boson2x.org]. Leurs caract&#233;ristiques varient. La connaissance, les cr&#233;ations de l'esprit ne souffrent pas de la raret&#233;. L'eau, la terre cultivable, les semences, l'air, ...etc, eux nous sont compt&#233;s. Les notions telles que le bien-&#234;tre, les monnaies, l'&#233;ducation, la justice, ...etc, sont aussi &#224; leur mani&#232;re des biens communs. C'est dans le projet de leur partage, n&#233;cessairement &#224; la fois &#233;quitable et efficace qu'ils se rejoignent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce partage se conjugue &#224; la fois au pr&#233;sent et au futur. Qu'il s'agisse d'un p&#226;turage exploit&#233; par une communaut&#233; au 16i&#232;me si&#232;cle, ou de permettre l'acc&#232;s de tous &#224; la connaissance aujourd'hui, la vocation des biens communs, c'est de cr&#233;er de la richesse sous toutes ses formes pour assurer le d&#233;veloppement et la vie de la communaut&#233; maintenant et pour l'avenir.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce mode de partage est aussi une mani&#232;re de coop&#233;rer. &#192; la diff&#233;rence du commerce, il nous ouvre une autre vision de l'&#233;conomie. C'est lorsque les citoyens s'associent aux d&#233;cisions qui les concernent, qu'ils inventent des formes d'autogestion de leurs ressources, qu'on peut parler de r&#233;cup&#233;ration des biens communs. La lutte contre le grignotage permanent des biens, des connaissances ou des cr&#233;ations par le march&#233;, est une exp&#233;rience. Elle a des dimensions qui rel&#232;vent de la cr&#233;ation du social, de l'&#233;conomie et de la politique, peut-&#234;tre du po&#233;tique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les licences libres ont fleuries ces derni&#232;res ann&#233;es. La plus connue du public est sans conteste le bouquet de licences Creative Commons. Elles permettent de traduire dans des m&#233;canismes simples et faciles &#224; utiliser, les r&#232;gles de droits et de propri&#233;t&#233; que nous voulons attacher &#224; nos productions immat&#233;rielles. Elles ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es par les mouvements sociaux pour apporter une alternative &#224; l'expansion de la privatisation dans les domaines de la cr&#233;ation, de la recherche, l'innovation. Ce principe s'&#233;tend progressivement &#224; diff&#233;rentes sph&#232;res de la production humaine. Ces alternatives concr&#232;tes d&#233;montrent que loin de supprimer la possibilit&#233; d'&#233;change et de cr&#233;ation, l'autogestion des biens communs est source de richesse et d'&#233;quit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La connaissance sur les biens communs s'accumule, savante ou pratique, sur les m&#233;canismes, sur les r&#232;gles de fonctionnement traduites dans le droit, dans les pratiques sociales, dans les cultures et avec des visions de plus en plus partag&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Finalement, c'est ce mouvement qu'il serait utile de partager car l'expression &quot;biens communs&quot; est de plus en plus courante. Mais pour beaucoup d'entre nous, elle ouvre la boite de Pandore. Mat&#233;riel, immat&#233;riels, id&#233;es, notions, que sont-ils et que ne sont-ils pas ? Doivent-ils &#234;tre gratuits sinon, quelles valeurs doit-on leur attribuer ? et comment peuvent-ils &#234;tre g&#233;r&#233;s s'ils ne sont la propri&#233;t&#233; de personnes identifi&#233;es ? Ces questions se posent personnes, aux militants qui d&#233;couvrent les biens communs alors que pour d'autres, elles sont largement &#233;tudi&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les usages cr&#233;ent parfois des confusions. Celle entre le &#171; bien &#187; (vs le mal) et les &#171; biens communs &#187; en est une. Si on veut des biens communs, c'est parfois sous pr&#233;texte du Bien de l'humanit&#233;. Le souci moral, &#233;thique, de nos responsabilit&#233;s pour aujourd'hui ou pour demain, ne revient-il pas &#224; justifier par un argument d'autorit&#233; que la responsabilit&#233; des biens communs ne peut &#234;tre plac&#233;e entre toutes les mains, et donc entre les mains de tous ? N'y a-t-il pas l&#224; un moyen pour les dominants de conserver le monopole des d&#233;cisions qui p&#232;sent sur le mode de vie de tous ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On rencontre aussi une confusion entre gratuit&#233; et libert&#233;. M&#234;me lorsqu'ils sont gratuits, comme les logiciels libres, les biens communs ne sont pas les biens de tous et de personnes. Ils appartiennent &#224; des collectifs situ&#233;s dans des &#233;chelles d'espace et de temps variables. Dans le cas du logiciel libre, les communaut&#233;s de d&#233;veloppeurs et d'utilisateurs sont exemplaires. C'est pourquoi il est possible et n&#233;cessaire de revendiquer l'autogestion des biens communs. Celle-ci doit inventer ses formes dans un mouvement permanent qui se nourrie de l'exp&#233;rience.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Faire &#233;clore et grandir l'id&#233;e des biens communs au c&#339;ur de la soci&#233;t&#233;, c'est rien moins que politiser et d&#233;mocratiser l'&#233;conomie et permettre aux citoyens de (re)conqu&#233;rir une part de sa puissance sociale. La &quot;r&#233;cup&#233;ration des biens communs&quot; est une lutte pour que le terme &#171; Biens communs &#187; trouve sa place dans l'imaginaire collectif.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Engager ensemble la marche pour la r&#233;cup&#233;ration des biens communs.&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Comment faire partager cette revendication ? Il s'agit de pr&#233;server &#224; la fois la possibilit&#233; du partage, et les biens eux-m&#234;mes, deux conditions pour cr&#233;er et renouveler les richesses communes. Ces luttes sont ancr&#233;es sur le terrain et dans chaque cause particuli&#232;re des mouvements sociaux. Les batailles engag&#233;es pour les biens communs sont nombreuses. Elles concernent des domaines tr&#232;s vari&#233;s. L'acc&#232;s aux savoirs et aux cultures, les logiciels libres et les technologies ouvertes, Internet, l'eau et les m&#233;dicaments, les graines, la monnaie, ne sont que quelques exemples parmi les plus connus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elles doivent en m&#234;me temps n&#233;cessairement s'articuler &#224; l'&#233;chelle du droit et des accords internationaux. Ce sont des luttes qui demandent une &#233;nergie extraordinaire aux mouvements sociaux et aux citoyens car elles s'inscrivent dans le long terme.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces mobilisations pour la reconqu&#234;te des biens communs trouveront dans une journ&#233;e mondiale la possibilit&#233; de s'ancrer dans la grande vari&#233;t&#233; de milieux et de domaines concern&#233;s, d'&#233;largir ce mouvement, de l'enrichir de la diversit&#233; des personnes, des visions, des id&#233;es, et des pratiques qui cherchent &#224; changer le monde.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Fr&#233;d&#233;ric Sultan - 14 d&#233;cembre 2009&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;Article original publi&#233; sur le blog du &lt;a href=&quot;http://bienscommuns.org/blog/?p=269&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Manifeste pour la R&#233;cup&#233;ration des Biens Communs&lt;/a&gt;L'adresse originale de cet article est &lt;a href=&quot;http://www.vecam.org/article1136.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vecam.org/article1136.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>



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		<title>Climat et droits de Propri&#233;t&#233; Intellectuelle, vers une innovation ouverte ?</title>
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		<description>Tout le monde s'accorde &#224; dire que les n&#233;gociations de Copenhague seront d&#233;cisives, non seulement pour le climat, mais aussi pour aller de l'avant vers une nouvelle architecture de la coop&#233;ration internationale et dessiner une nouvelle perspective de solidarit&#233; internationale. &lt;br /&gt;La n&#233;gociation des droits de la propri&#233;t&#233; intellectuelle (DPI) est centrale dans ce contexte car le r&#233;gime de production et de circulation des connaissances et de l'innovation p&#232;sera sur les rapports Nord/Sud. Les n&#233;gociateurs (...)


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&lt;a href="http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;D&#233;bat sur Science, Technologie et D&#233;mocratie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tout le monde s'accorde &#224; dire que les n&#233;gociations de Copenhague seront d&#233;cisives, non seulement pour le climat, mais aussi pour aller de l'avant vers une nouvelle architecture de la coop&#233;ration internationale et dessiner une nouvelle perspective de solidarit&#233; internationale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La n&#233;gociation des droits de la propri&#233;t&#233; intellectuelle (DPI) est centrale dans ce contexte car le r&#233;gime de production et de circulation des connaissances et de l'innovation p&#232;sera sur les rapports Nord/Sud. Les n&#233;gociateurs sont au pied du mur : poursuivre une logique de guerre &#233;conomique ou bien d&#233;fricher des nouvelles formes de coop&#233;ration.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Plusieurs conditions devront &#234;tre remplies pour r&#233;pondre &#224; la fois aux exigences de la lutte contre le r&#233;chauffement climatique et d'un d&#233;veloppement solidaire. Les droits associ&#233;s &#224; la PI doivent &#234;tre r&#233;-&#233;quilibr&#233;s pour faciliter la diffusion de l'innovation. Les dispositifs de partage de la connaissance, tels que les brevets et les droits d'auteurs, devront s'adapter aux besoins de la lutte contre le r&#233;chauffement climatique. Cette bataille est engag&#233;e. Les propositions et les exp&#233;riences se multiplient. Elles tendent &#224; remettre en cause les dogmes qui dominent les conceptions et les pratiques de l'&#233;conomie et faire &#233;merger des visions alternatives autour des biens communs.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;A Copenhague, des n&#233;gociations sur les droits li&#233;s &#224; la PI auront lieu... ou pas.&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La PI n'est pas au centre des d&#233;bats. La PI n'est que l'un des aspects dans les n&#233;gociations sur le climat. Avant Copenhague, l'essentiel de la discussion s'est focalis&#233; sur la r&#233;partition des efforts d'att&#233;nuation du r&#233;chauffement climatique, avec le pr&#233;alable pos&#233; par les pays du Sud : la reconnaissance par les pays d&#233;velopp&#233;s qu'ils doivent assumer leurs responsabilit&#233;s historiques vis &#224; vis du r&#233;chauffement climatique. Cela devrait se traduire &#224; la fois par des efforts de changement de r&#233;gime de consommation des pays d&#233;velopp&#233;s &#224; &#233;ch&#233;ance de 2020 ou 2050, et &#224; travers une aide significative &#224; l'adaptation des pays en d&#233;veloppement. Les autres &#233;l&#233;ments centraux dans les discussions autour du climat sont le d&#233;veloppement et l'utilisation de technologies vertes, le commerce des droits &#224; polluer, des permis d'&#233;missions et de la pr&#233;servation des puits de carbone naturels, toutes choses qui elles, ont un rapport direct avec les Droits de propri&#233;t&#233; Intellectuelle car il s'agit notamment de valoriser des innovations techniques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La n&#233;gociation de la PI est vue d'un mauvaise &#339;il par les pays riches qui ne veulent pas perdre leur avantage comp&#233;titif. Dans ce contexte, la n&#233;gociation autour de la PI peut appara&#238;tre comme une n&#233;gociation technique parmi d'autres. Elle est en fait bien plus que cela. D'une part, les droits associ&#233;s &#224; l'usage des technologies qui permettent de lutter contre le r&#233;chauffement climatique repr&#233;sentent un enjeu &#233;conomique consid&#233;rable. Nombre des pays du Nord comptent sur les mannes du commerce et de l'industrie verte pour surmonter la crise financi&#232;re qu'ils traversent. Ils ne souhaitent donc pas voir les royalties vers&#233;es pour l'utilisation de leur technologie dispara&#238;tre ou m&#234;me se r&#233;duire. D'autre part, du fait qu'elles se d&#233;rouleraient en dehors de l'OMC, de telles n&#233;gociations ouvriraient la boite de Pandore. Elles pourraient d&#233;placer les lignes entre le pouvoir des d&#233;tenteurs des brevets, secteur industriel des pays du Nord, multinationales et les utilisateurs. Les pays d&#233;tenteurs de brevets ne souhaitent pas voir s'ouvrir une br&#232;che dans le syst&#232;me de droits administr&#233; sous l'&#233;gide de l'OMC avec les accords sur les droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle (ADPIC).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si jusqu'&#224; pr&#233;sent, la PI n'est pas encore v&#233;ritablement rentr&#233;e dans le cadre de la n&#233;gociation, elle fait l'objet d'une forte dissension. A Barcelone, lors des derni&#232;res r&#233;unions de pr&#233;paration des n&#233;gociations de Copenhague, la question a fait l'objet d'allers-retour entre le corps du texte et ses annexes des documents pr&#233;paratoires de la n&#233;gociation [&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nb6-1&quot; name=&quot;nh6-1&quot; id=&quot;nh6-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[1] Catherine Saez , Conf&#233;rence de Copenhague : incertitude sur les droits (...)' &gt;1&lt;/a&gt;], signe que la question est un enjeu important. &#192; Copenhague, on peut consid&#233;rer sch&#233;matiquement, que deux approches s'opposent.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les uns, au Sud, r&#233;clament le droit d'utiliser des brevets des technologies utiles dans le cadre de la lutte contre le r&#233;chauffement climatique sans avoir &#224; payer de royalties aux d&#233;tenteurs de ces brevets. De leur point de vue, le climat doit &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un bien public, au m&#234;me titre que la sant&#233;, et permettre de faire jouer les clauses sp&#233;ciales des accords ADPIC.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les PED (G77 et Chine, qui repr&#233;sentent en fait plus de 170 pays) r&#233;clament des mesures coercitives autour d'une contractualisation internationale du co&#251;t des brevets. Il s'agirait soit de sortir certaines technologies en rapport avec l'environnement du champ du DPI, soit de mettre en place un syst&#232;me de &#171; licence obligatoire &#187; et de l'accompagner de p&#233;nalit&#233;s &#224; l'encontre des pays qui ne respecteraient pas leurs engagements.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; l'oppos&#233;, les pays d&#233;velopp&#233;s voudraient renforcer la protection offerte par ces brevets dans le cadre d'accords (ADPIC ou d'accord bilat&#233;raux) qui , selon eux, permettronnt &#224; l'industrie verte de se d&#233;velopper et de se diffuser et pour r&#233;soudre la crise &#233;cologique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il faut noter que cette question est indissociable de l'ouverture des fronti&#232;res pour les biens et les services environnementaux. Cette derni&#232;re n'est pas nouvelle. &#171; La r&#233;duction ou, selon qu'il sera appropri&#233;, l'&#233;limination des obstacles tarifaires et non tarifaires visant les biens et services environnementaux &#187; est inscrite dans la D&#233;claration minist&#233;rielle de l'OMC [&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nb6-2&quot; name=&quot;nh6-2&quot; id=&quot;nh6-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[2] http://www.wto.org/french/thewto_f/minist_f/min01_f/mindecl_f.htm' &gt;2&lt;/a&gt;] de Doha en 2001. Plus pr&#232;s de nous, en 2007, les &#201;tats-Unis et l'Union Europ&#233;enne, proposent d'&#233;tablir une liste de biens &#171; favorisant le climat &#187;. Ceux-ci pourraient voir leurs tarifs douaniers supprim&#233;s. Selon Attac [&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nb6-3&quot; name=&quot;nh6-3&quot; id=&quot;nh6-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[3] Le &#8233;climat &#8233;dans la &#8233;tourmente&#8233; des &#8233;march&#233;s, Rapport de l&amp;#39;association Attac (...)' &gt;3&lt;/a&gt;], l'UE pr&#233;conise que les &#201;tats membres de l'OMC s'engagent &#224; annuler tout droit de douane sur les technologies pauvres en carbone (ou technologies &#171; propres &#187;). Cette proposition permettrait, selon ses d&#233;fenseurs, d'assurer aux multinationales des d&#233;bouch&#233;s pour leurs technologies et dans le m&#234;me temps de permettre aux PED de d&#233;velopper leurs savoirs faire et leurs propres technologies autour de celles qui sont introduites. Or, il est clair comme le rappelle Attac, que si dans le m&#234;me temps, les droits de PI sont durcis et les PED oblig&#233;s de lever les freins &#224; la circulation des biens et des services favorables &#224; l'environnement, ces pays seront priv&#233;s du droit de prot&#233;ger leurs industries dans ce domaine.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Notons aussi que dans de telles conditions, le report de ces n&#233;gociations, sous forme d'accords bilat&#233;raux ou d'une r&#233;forme du r&#233;gime multilat&#233;ral sur la base des accords ADPIC de l'OMC, risque de se faire au d&#233;triment des pays pauvres.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Vers quels r&#233;sultats nous entraine le sommet de Copenhague ?&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parmi les propositions actuellement sur la table de n&#233;gociation, l'exemptions du champ du brevetable et les licences obligatoires ont peu de chance d'aboutir car elles entraineraient des r&#233;formes d'ensemble portant sur le droit substantiel de la PI difficiles &#224; n&#233;gocier ou &#224; appliquer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En revanche, des accords pourraient &#234;tre trouv&#233;s autour de dispositifs qui permettraient de faciliter la circulation des connaissances et des technologies existantes [&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nb6-4&quot; name=&quot;nh6-4&quot; id=&quot;nh6-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[4] R&#233;mi Lallement , Le r&#244;le des droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle dans les (...)' &gt;4&lt;/a&gt;]. Ces dispositifs pourraient prendre la forme d'inventaires internationaux des technologies b&#233;n&#233;fiques &#224; l'environnement et de l'abandon des licences pr&#233;f&#233;rentielles qui r&#233;servent l'exclusivit&#233; des fruits de la R &amp; D publique aux entreprises domestiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces mesures n'ouvrent certainement pas la voie pour des avanc&#233;es dans le domaine des droits de la Propri&#233;t&#233; Intellectuelle, notamment parce qu'elles restent de l'ordre de l'exception li&#233;es sp&#233;cifiquement &#224; la question climatique alors que la bataille autour des listes de &#171; technologies vertes &#187; fait rage. On voit bien aujourd'hui quelles pressions exerce Monsanto pour y faire inscrire les OGM sous pr&#233;texte qu'ils permettraient des &#233;conomies d'&#233;nergie dans le secteur agricole.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les alternatives sont recherch&#233;es du cot&#233; de l'am&#233;nagement des licences elles-m&#234;me, sous la forme notamment de paniers de brevets (patent pools) ou de plates-formes communes de brevets ou encore de licences de plein droit, qui permettent de conc&#233;der des licences group&#233;es ou ouvertes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Les communaut&#233;s de brevets (patent pools) &lt;br /&gt;Les communaut&#233;s de brevets (patent pools) sont des syst&#232;mes de concession mutuelle de licences entre d&#233;tenteurs de brevets. Ils sont donc ferm&#233;s : les d&#233;tenteurs de technologies se partagent les b&#233;n&#233;fices d'un ensemble de technologies coh&#233;rentes entre elles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La proposition de &#171; Global Technology Pool for Climate Change &#187; du G77 et de la Chine s'inscrit dans cette logique. Ce fond regrouperait des technologies propres et les mettrait &#224; la disposition des pays en d&#233;veloppement, en dispensant ces derniers de payer des redevances.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce type de dispositif r&#233;pond aux besoins de normalisation &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te, qui est une demande des consommateurs, mais pose des probl&#232;mes de droit de la concurrence car il a tendance &#224; renforcer les oligopoles. Ce n'est probablement pas le syst&#232;me qui permet le mieux de soutenir la lutte contre le r&#233;chauffement climatique qui appel &#224; une grande vari&#233;t&#233; de technologies en fonction des milieux et des besoins sp&#233;cifiques.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Les plate-formes commune de brevets
&lt;br /&gt;Les plate-formes de brevets de technologies propres sont bas&#233;es sur un engagement mutuel : les d&#233;tenteurs de technologies brevet&#233;es s'engagent &#224; accorder des licences sans contrepartie de redevance sous r&#233;serve du respect de certaines conditions g&#233;n&#233;rales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En janvier 2008 le Conseil &#201;conomique Mondial pour le D&#233;veloppement Durable (WBCSD) &#224; lanc&#233; l'Eco-Patent Commons [&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nb6-5&quot; name=&quot;nh6-5&quot; id=&quot;nh6-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[5] http://www.wbcsd.org' &gt;5&lt;/a&gt;] qui r&#233;unissent un ensemble de technologies r&#233;pondant &#224; des crit&#232;res &#233;cologiques et dont l'acc&#232;s est conditionn&#233; &#224; un engagement de r&#233;server leur usage au d&#233;veloppement de technologies respectueuses de l'environnement.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce principe pr&#233;sente des points communs avec l'Open Source [&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nb6-6&quot; name=&quot;nh6-6&quot; id=&quot;nh6-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[6] &#192; la diff&#233;rence du Logiciel Libre, selon Richard Stallman, la logique de (...)' &gt;6&lt;/a&gt;], mais il est consid&#233;rablement limit&#233; du fait que les participants doivent apporter chacun au moins un brevet pour pouvoir acc&#233;der aux technologies de cette plate-forme. Lorsqu'on connait le co&#251;t de d&#233;p&#244;t et d'entretien des brevets, on comprend que ce syst&#232;me &#233;carte les pays pauvres.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Les licences de plein droit (license of right)
&lt;br /&gt;&#192; contrario, la logique de partage volontaire de la &#171; licence de plein droit &#187; (license of right [&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nb6-7&quot; name=&quot;nh6-7&quot; id=&quot;nh6-7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[7] Tanuja V. Garde, Supporting Innovation in Targeted Treatments : (...)' &gt;7&lt;/a&gt;]) ouvre une perspective de transformation. Avec cette licence, le d&#233;tenteur d'un brevet ne dispose plus du droit d'emp&#234;cher un tiers d'utiliser son brevet. Il accepte par avance d'autoriser ceux qui le demandent &#224; utiliser l'invention prot&#233;g&#233;e. En &#233;change, il est r&#233;tribu&#233; sur la base d'une taxe ou de fonds publics de la recherche.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des technologies relatives &#224; des combustibles alternatifs, dont les brevets sont d&#233;tenus par des industriels anglo-saxons sont recenc&#233;s dans une base de donn&#233;es de licence de plein droit g&#233;r&#233;e par l'Office de la propri&#233;t&#233; intellectuelle du Royaume-Uni [&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nb6-8&quot; name=&quot;nh6-8&quot; id=&quot;nh6-8&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[8] Antony Taubman, OMPI, Partager les technologies pour relever un d&#233;fi (...)' &gt;8&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La licence de plein droit est r&#233;put&#233;e permettre de r&#233;duire les co&#251;ts de transaction autour de brevets et offrir plus de souplesse dans la gestion des droits.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Vers une innovation ouverte.&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est n&#233;cessaire de cr&#233;er les conditions d'une innovation plus ouverte &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te. Les exemples pr&#233;sent&#233;s ci-dessus montrent que dans le domaine de l'environnement, le mod&#232;le actuel du brevet n'est pas ind&#233;passable. Pour combattre le r&#233;chauffement climatique, nous avons besoin de d&#233;velopper une grande vari&#233;t&#233; de techniques qui s'adaptent &#224; la diversit&#233; des situations. Un grand nombre des inventions favorables &#224; l'environnement, qui datent des ann&#233;es 70, tombent aujourd'hui dans le domaine public. Celles-ci constituent un fond dont il faudrait favoriser la circulation par une mise en commun et pour assurer la g&#233;n&#233;ration de nouvelles innovations elles aussi ouvertes.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela permettrait de penser de nouveaux modes de coop&#233;ration bas&#233;s sur le partage des biens communs de la connaissance. L'impact du sommet de Copenhague pourra aussi s'analyser en appr&#233;ciant l'appropriation de cette question par les mouvements sociaux et citoyens et sa traduction dans un travail de transformation en profondeur la conception dominante de l'&#233;conomie. Le Manifeste pour la r&#233;cup&#233;ration des biens communs [&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nb6-9&quot; name=&quot;nh6-9&quot; id=&quot;nh6-9&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[9] La pr&#233;sentation du Manifeste pour la R&#233;cup&#233;ration des Biens Communs &#224; (...)' &gt;9&lt;/a&gt;] et le FMSD [&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nb6-10&quot; name=&quot;nh6-10&quot; id=&quot;nh6-10&quot; class=&quot;spip_note&quot; title='[10] Le FMSD, dont la premi&#232;re &#233;dition s&amp;#39;est d&#233;roul&#233;e &#224; Belem en d&#233;but d&amp;#39;ann&#233;e, (...)' &gt;10&lt;/a&gt;] sont des espaces d'&#233;changes et de construction d'alliances autour de cet objectif.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fr&#233;d&#233;ric Sultan &#8211; 12 d&#233;cembre 2009
&lt;br /&gt;Licence CC by-sa&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nh6-1&quot; name=&quot;nb6-1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 6-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Catherine Saez , Conf&#233;rence de Copenhague : incertitude sur les droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle , 13 November 2009 , Http ://www.ip-watch.orgweblog/2009/&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nh6-2&quot; name=&quot;nb6-2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 6-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] http://www.wto.org/french/thewto_f/minist_f/min01_f/mindecl_f.htm&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nh6-3&quot; name=&quot;nb6-3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 6-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt;] Le &#8233;climat &#8233;dans la &#8233;tourmente&#8233; des &#8233;march&#233;s, Rapport de l'association Attac France, Novembre 2009, p22&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nh6-4&quot; name=&quot;nb6-4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 6-4&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] R&#233;mi Lallement , Le r&#244;le des droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle dans les enjeux post-Kyoto , Nov 2009, Centre d'analyse strat&#233;gique&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nh6-5&quot; name=&quot;nb6-5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 6-5&quot;&gt;5&lt;/a&gt;] http://www.wbcsd.org&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nh6-6&quot; name=&quot;nb6-6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 6-6&quot;&gt;6&lt;/a&gt;] &#192; la diff&#233;rence du Logiciel Libre, selon Richard Stallman, la logique de l'open source est une &#171; recherche de rentabilit&#233;, d'efficacit&#233;, et de fiabilit&#233; &#187; plut&#244;t qu'un partage qui garantie pour tous la libert&#233;, l'&#233;galit&#233;, la fraternit&#233;..http://linuxfr.org/2006/06/09/20933.html&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nh6-7&quot; name=&quot;nb6-7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 6-7&quot;&gt;7&lt;/a&gt;] Tanuja V. Garde, Supporting Innovation in Targeted Treatments : Licenses of Right to NIH-Funded Research Tools, 11 Mich. Telecomm. Tech. L. Rev. 249 (2005), available at http://www.mttlr.org/voleleven/garde.pdf&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nh6-8&quot; name=&quot;nb6-8&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 6-8&quot;&gt;8&lt;/a&gt;] Antony Taubman, OMPI, Partager les technologies pour relever un d&#233;fi commun, Mars 2009, http://www.wipo.int/wipo_magazine/fr/2009/02/article_0002.html&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nh6-9&quot; name=&quot;nb6-9&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 6-9&quot;&gt;9&lt;/a&gt;] La pr&#233;sentation du Manifeste pour la R&#233;cup&#233;ration des Biens Communs &#224; l'occasion du FSM 2009 &#224; Bel&#233;m au Br&#233;sil, marque le point de d&#233;part d'une campagne de mobilisation pour la pr&#233;servation, la reconqu&#234;te et la cr&#233;ation des Biens Communs. Le but de cette campagne est de populariser la notion de Biens Communs en ouvrant un espace participatif de r&#233;flexion et de partage de toutes les initiatives concernant le futur des Biens Communs. Http ://bienscommuns.org&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip_note&quot;&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/#nh6-10&quot; name=&quot;nb6-10&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;Notes 6-10&quot;&gt;10&lt;/a&gt;] Le FMSD, dont la premi&#232;re &#233;dition s'est d&#233;roul&#233;e &#224; Belem en d&#233;but d'ann&#233;e, et bient&#244;t l'inititiative fran&#231;aise (qui se d&#233;roulera le 23 janvier 2010), sont des espaces politiques ouverts sur cette question. http://fmsd-wfsd.org&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;Bibliographie incompl&#232;te : &lt;br /&gt;Rapport, Centre d'analyse strat&#233;gique, &quot;Les n&#233;gociations sur le changement climatique : vers une nouvelle donne internationale ?&quot; 20 novembre 2009, http://www.strategie.gouv.fr/article.php3 ?id_article=1081
&lt;br /&gt;R&#233;mi Lallement
, Le r&#244;le des droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle dans les enjeux post-Kyoto
, Nov 2009, Centre d'analyse strat&#233;gique
&lt;br /&gt;Catherine Saez
, Conf&#233;rence de Copenhague : incertitude sur les droits de propri&#233;t&#233; intellectuelle
, 13 November 2009
, Http ://www.ip-watch.orgweblog/2009/
&lt;br /&gt;Le &#8233;climat &#8233;dans la &#8233;tourmente&#8233; des &#8233;march&#233;s, Rapport de l'association Attac France, Novembre 2009,
&lt;br /&gt;Ga&#235;lle Krikorian, Transfert de technologie : la propri&#233;t&#233; intellectuelle &#187; en embuscade &#224; Copenhague, 5 novembre 2009
&lt;br /&gt;CONF&#201;RENCE MINIST&#201;RIELLE DE L'OMC, DOHA, 2001 : D&#201;CLARATION MINIST&#201;RIELLE http://www.wto.org/french/thewto_f/minist_f/min01_f/mindecl_f.htm
&lt;br /&gt;OMPI : &#171; Partager les technologies pour relever un d&#233;fi commun &#187;, Magazine de l'OMPI, avril 2009, pp. 4-7.&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



	<item>
		<title>Economie Sociale - Logiciels Libres : le temps de l'alliance</title>
		<link>http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?article472</link>
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		<dc:date>2009-11-30T10:00:02Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Bastien Sibille</dc:creator>



		<description>Deux mondes co-existent qui dressent des remparts contre la tentation h&#233;g&#233;monique du capitalisme : l'un est ancien et puise ses racines dans le XIXe si&#232;cle industriel &#8211; le monde de l'&#233;conomie sociale (coop&#233;ratives, mutuelles, associations&#8230;) ; l'autre est plus jeune et tisse ses r&#233;seaux dans le XXIe si&#232;cle informatique &#8211; le monde du logiciel libre. Si les communaut&#233;s du libre et les entreprises d'&#233;conomie sociale se connaissent et se c&#244;toient depuis plus d'une d&#233;cennie, elles ne voient pas souvent (...)

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&lt;a href="http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;D&#233;bat sur Science, Technologie et D&#233;mocratie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;Deux mondes co-existent qui dressent des remparts contre la tentation h&#233;g&#233;monique du capitalisme : l'un est ancien et puise ses racines dans le XIXe si&#232;cle industriel &#8211; le monde de l'&#233;conomie sociale (coop&#233;ratives, mutuelles, associations&#8230;) ; l'autre est plus jeune et tisse ses r&#233;seaux dans le XXIe si&#232;cle informatique &#8211; le monde du logiciel libre. Si les communaut&#233;s du libre et les entreprises d'&#233;conomie sociale se connaissent et se c&#244;toient depuis plus d'une d&#233;cennie, elles ne voient pas souvent combien leurs luttes sont proches. Le temps est venu de dire la proximit&#233; de ces luttes et l'urgence de leur alliance.&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Raisons de l'alliance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis une vingtaine d'ann&#233;es des communaut&#233;s d'informaticiens, puis des entreprises informatiques, ont d&#233;velopp&#233; ce qu'on appelle des &#171; logiciels libres &#187;. Les logiciels libres sont des logiciels que l'on peut librement ex&#233;cuter, &#233;tudier, modifier et diffuser autour de soi. Ils s'opposent aux logiciels propri&#233;taires dans la mesure o&#249; leur code est &#171; ouvert &#187; alors que celui des logiciels propri&#233;taire est &#171; ferm&#233; &#187;. L'ouverture est &#224; la fois technique et juridique. Sur le plan technique, les logiciels libres sont des logiciels dont le code source est &#171; lisible &#187; par des &#234;tres humains alors que celui des logiciels propri&#233;taires est distribu&#233; en langage machine, ce qui le rend illisible m&#234;me par les informaticiens. Sur le plan juridique, les logiciels libres sont prot&#233;g&#233;s par des &#171; licences libres &#187; qui assurent, pour le dire vite, qu'ils ne pourront jamais &#234;tre privatis&#233;s et resteront un bien commun.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les principes qui encadrent la production, la distribution et l'usage des logiciels libres pr&#233;sentent d'importantes synergies avec les principes de l'&#233;conomie sociale. Il faut tout d'abord relever une synergie dans le rapport &#224; l'accumulation du capital entre les entreprises d'&#233;conomie sociale et les communaut&#233;s du libre. Un logiciel, parce qu'il est l'accumulation du travail des femmes et des hommes qui l'ont model&#233;, est un capital &#8211; un capital immat&#233;riel. Les licences propri&#233;taires organisent la r&#233;mun&#233;ration de ce capital immat&#233;riel : chaque fois qu'il est dupliqu&#233; et vendu, il g&#233;n&#232;re un gain sans qu'un travail suppl&#233;mentaire n'ait &#233;t&#233; fourni. Dans le cas des logiciels libres, point de r&#233;mun&#233;ration du capital : seul le travail paie. Voil&#224; un premier trait qui place les logiciels libres tout proche des luttes historiques de l'&#233;conomie sociale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ensuite, les modes de production du libre respectent les piliers fondamentaux des entreprises d'&#233;conomie sociale. La libert&#233; d'entr&#233;e et de sortie : un homme entre librement dans une association, et en sort tout aussi librement. Cette libert&#233; est tr&#232;s pr&#233;sente dans la philosophie et la pratique des logiciels libres : tout utilisateur qui le souhaite peut entrer dans le code, l'utiliser, et en sortir librement. Le principe d&#233;mocratique : un homme = une voix. Cette libert&#233; fondamentale du fonctionnement des associations est &#224; l'&#339;uvre dans les logiciels libres : tout utilisateur du code peut prendre part &#224; la cr&#233;ation ou &#224; la modification du code. Les communaut&#233;s d'usagers des logiciels libres prennent ainsi part &#224; leur am&#233;lioration en indiquant aux d&#233;veloppeurs les bugs qu'ils ont rep&#233;r&#233;s. Nous sommes ici &#224; l'oppos&#233; des modes de production des logiciels propri&#233;taires, dans lesquels quelques informaticiens d&#233;cident pour tous du fonctionnement du logiciel. L'impartageabilit&#233; des r&#233;serves pour finir. Lorsqu'un ensemble de femmes et d'hommes cr&#233;ent une richesse logicielle, lorsqu'ils &#233;crivent ensembles le code informatique puis d&#233;cident de le prot&#233;ger par une licence libre, ils s'assurent que la richesse produite ne pourra &#234;tre privatis&#233;e : le code restera ouvert &#224; tous. Personne ne pourra se l'approprier. La richesse immat&#233;rielle plac&#233;e sous licence libre ne peut que rester commune.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Urgence de l'alliance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'alliance des entreprises d'&#233;conomie sociale et des communaut&#233;s du libre est, au del&#224; de la question des valeurs, une n&#233;cessit&#233; strat&#233;gique. En effet, les logiciels propri&#233;taires sont des chevaux de Troie de l'&#233;conomie capitaliste plac&#233;s au c&#339;ur des entreprises d'&#233;conomie sociale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'intensification de l'usage, depuis les ann&#233;es 1980, de la micro-informatique &#8211; traitements de textes, tableurs, agenda, ERP, CRM &#8211; et, depuis le milieu des ann&#233;es 1990, des r&#233;seaux informatiques &#8211; courriels, sites internets, intranets, prestation de services et paiements en ligne &#8211; ont conduit les entreprises d'&#233;conomie sociale &#224; d&#233;pendre de plus en plus fortement des logiciels informatiques. Aujourd'hui, ces logiciels sont majoritairement produits par des entreprises capitalistes. Ces entreprises organisent la r&#233;mun&#233;ration de leurs investissements en &#171; fermant &#187; le code des logiciels, de mani&#232;re &#224; ce que (1) ceux qui veulent s'en servir soient oblig&#233;s de les acheter, et (2) ceux qui veulent lire les fichiers cr&#233;&#233;s par ces logiciels soient oblig&#233;s d'acqu&#233;rir les logiciels.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La d&#233;pendance des entreprises d'&#233;conomie sociale &#224; l'&#233;gard de logiciels informatiques propri&#233;taires est extr&#234;mement pr&#233;occupante. Parmi tous les sujets d'inqui&#233;tude qu'elle fait na&#238;tre, je n'en d&#233;velopperai qu'un : la menace qu'elle fait peser sur la p&#233;rennit&#233; des archives informatiques entreprises d'&#233;conomie sociale. Un fichier, qu'il s'agisse d'un texte, d'un tableau, d'une image etc., est toujours enregistr&#233; sous un certain format. Les &#233;diteurs capitalistes des logiciels informatiques utilisent g&#233;n&#233;ralement des formats &#171; ferm&#233;s &#187;, c'est-&#224;-dire des formats dont on ne peut pas conna&#238;tre le fonctionnement. On est d&#232;s lors d&#233;pendant du logiciel de l'&#233;diteur pour lire ces documents. Autrement dit, toutes les archives des entreprises d'&#233;conomie sociale (agendas, comptes, notes...) accumul&#233;es sur les supports informatiques d&#233;pendent des &#233;diteurs pour leur lecture future. Cette d&#233;pendance est particuli&#232;rement critique. L'&#233;diteur peut par exemple renoncer &#224; d&#233;velopper les logiciels s'il estime qu'ils ne sont pas assez rentables : le logiciel n'est donc plus actualis&#233; et peut devenir incompatible avec les syst&#232;mes d'exploitation les plus r&#233;cents. L'&#233;diteur peut &#233;galement d&#233;cider d'arr&#234;ter de prendre en compte certains formats anciens : il est alors impossible de lire les documents pour ceux qui n'ont pas la version ancienne du logiciel. L'&#233;diteur peut &#233;galement dispara&#238;tre suite &#224; une faillite. Dans tous ces cas, la lecture des fichiers accumul&#233;s &#8211; donc de la m&#233;moire des entreprises d'&#233;conomie sociale &#8211; devient hautement probl&#233;matique.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La d&#233;pendance des entreprises d'&#233;conomie sociale vis-&#224;-vis des logiciels propri&#233;taires est un talon d'Achille trop souvent ignor&#233;. D'autant que cette fragilit&#233; peut aujourd'hui &#234;tre &#233;cart&#233;e. Les logiciels libres sont en mesure d'apporter aux entreprises d'&#233;conomie sociale l'ind&#233;pendance qui leur est vitale. D'abord parce que le code libre est un code p&#233;renne : il pourra toujours &#234;tre repris, retravaill&#233;, remodel&#233; pour coller au mieux aux besoins des structures qui le d&#233;ploient. Ensuite parce que le code libre est un code solide : dans la mesure o&#249; il est ouvert, tous les acteurs comp&#233;tents de la communaut&#233; du libre participent &#224; son am&#233;lioration. C'est l'assurance que ses faiblesses sont vite rep&#233;r&#233;es et renforc&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Enjeux de l'alliance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une prise de position forte en faveur des licences libres marque enfin un engagement dans un d&#233;bat beaucoup plus large. Dans un monde o&#249; les modes de productions sont de plus en plus tourn&#233;s vers les biens immat&#233;riels, les enjeux socio-politiques li&#233;s &#224; la propri&#233;t&#233; intellectuelle deviennent cruciaux et ne s'arr&#234;tent pas aux seuls logiciels. Le brevetage des g&#233;nomes des plantes et des animaux, des mol&#233;cules actives des m&#233;dicaments ou l'augmentation de la dur&#233;e du droit d'auteur applicable aux &#339;uvres d'art sont des exemples de la violence des m&#233;canismes actuels de privatisation de l'immat&#233;riel. La propri&#233;t&#233; intellectuelle est ainsi au c&#339;ur des luttes pr&#233;sentes et futures dans des champs aussi vari&#233;s que l'agriculture, la sant&#233; ou l'art. En prenant une position claire en faveur des logiciels libres, des licences libres et des modes de production et de diffusion des produits de l'esprit qu'elles organisent, les entreprises d'&#233;conomie sociale investies dans le libre s'engagent dans un combat plus vaste que le seul domaine informatique : celui de la reconqu&#234;te des biens communs. Ce combat est crucial pour l'avenir nos soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bastien Sibille&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette cr&#233;ation est mise &#224; disposition sous un contrat Creative Commons [BY-NC-ND]&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;L'adresse originale de cet article est &lt;a href=&quot;http://www.vecam.org/article1128.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vecam.org/article1128.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Expertise Grippe A : une expertise gripp&#233;e</title>
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		<description>La r&#233;v&#233;lation des liens &#233;troits entre le Professeur Bruno Lina, le Groupe d'Expertise et d'Information sur la Grippe (GEIG), le Comit&#233; de lutte contre la grippe et l'industrie pharmaceutique est une illustration suppl&#233;mentaire de la n&#233;cessit&#233; d'assainir la situation de l'expertise en France. &lt;br /&gt;Qu'un groupe financ&#233; &#224; 100 % par les producteurs de vaccins serve de conseiller &#224; la Ministre de la Sant&#233; est une incongruit&#233; qui devrait cesser, voire m&#234;me &#234;tre sanctionn&#233;e. &lt;br /&gt;La strat&#233;gie du Minist&#232;re repose depuis le (...)


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&lt;a href="http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?rubrique1" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La r&#233;v&#233;lation des liens &#233;troits entre le Professeur Bruno Lina, le Groupe d'Expertise et d'Information sur la Grippe (GEIG), le Comit&#233; de lutte contre la grippe et l'industrie pharmaceutique est une illustration suppl&#233;mentaire de la n&#233;cessit&#233; d'assainir la situation de l'expertise en France.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Qu'un groupe financ&#233; &#224; 100 % par les producteurs de vaccins serve de conseiller &#224; la Ministre de la Sant&#233; est une incongruit&#233; qui devrait cesser, voire m&#234;me &#234;tre sanctionn&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La strat&#233;gie du Minist&#232;re repose depuis le d&#233;but sur l'hypoth&#232;se d'une &#233;pid&#233;mie touchant 30 % de la population et responsable de 0,4 % de d&#233;c&#232;s (soit 250 000 morts). Il est stup&#233;fiant que ce sc&#233;nario puisse constituer encore aujourd'hui le sc&#233;nario de r&#233;f&#233;rence alors m&#234;me que le bilan de la grippe A dans l'h&#233;misph&#232;re Sud montre que son impact est de loin inf&#233;rieur &#224; celui de la grippe saisonni&#232;re.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On comprend que l'industrie pharmaceutique ait int&#233;r&#234;t &#224; maintenir cette fiction pour justifier la diffusion de millions de doses mais pourquoi l'expertise publique est-elle muette sur le sujet ? Pourquoi aucun sc&#233;nario autre que celui de la vaccination massive n'a &#233;t&#233; pris en consid&#233;ration ?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il semble de plus en plus &#233;vident pourtant qu'un autre sc&#233;nario plus protecteur et plus &#233;conome de l'argent public s'impose : celui cibl&#233; sur la protection des groupes &#224; risque et le renforcement des mesures d'hygi&#232;ne.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces faits illustrent l'importance de l'ind&#233;pendance et de la transparence dans l'expertise pour qu'elle soit fiable et reconnue par les populations.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cette affaire d'expertise sous influence pour la grippe n'est pas un cas isol&#233;. C'est la m&#234;me logique qui explique que l'Agence Fran&#231;aise de S&#233;curit&#233; Sanitaire des Aliments (AFSSA) ait rendu r&#233;cemment deux avis d'expertise influenc&#233;s par l'industrie et non protecteurs de la sant&#233; publique sur le Bisph&#233;nol A et sur le PFOA, comme l'a d&#233;nonc&#233; le R&#233;seau Environnement Sant&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce grave dysfonctionnement de l'expertise publique montre la n&#233;cessit&#233; de d&#233;velopper la capacit&#233; d'expertise dans les organismes de recherche publique en France et de rompre avec la logique d'une recherche publique de plus en plus mise au service des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s. La Fondation Sciences Citoyennes demande une loi de protection des lanceurs d'alerte et de l'expertise, reposant principalement sur la cr&#233;ation d'une Haute Autorit&#233; de l'Alerte et de l'Expertise, charg&#233;e non pas de r&#233;aliser des expertises mais de d&#233;finir une d&#233;ontologie de l'expertise et de la faire respecter (en cas de conflits d'int&#233;r&#234;ts notamment). Le principe en a &#233;t&#233; act&#233; lors du Grenelle de l'Environnement, mais la traduction dans la loi Grenelle 1 n'a retenu que l'engagement du gouvernement &#224; pr&#233;senter un rapport d'ici juillet 2010. Le rapport attendu du gouvernement sur la Haute Autorit&#233; de l'Alerte et de l'Expertise devra tenir compte de ces derniers &#233;v&#233;nements.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contacts FSC et R&#233;seau Environnement Sant&#233;
&lt;br /&gt;Andr&#233; Cicolella : 06 35 57 16 82
&lt;br /&gt;Elena Pasca : 01 43 60 01 35&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



	<item>
		<title>Les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s du S&#233;n&#233;gal</title>
		<link>http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?article468</link>
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		<dc:date>2009-11-17T13:57:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier Sagna</dc:creator>



		<description>Depuis son accession &#224; l'ind&#233;pendance en 1960, le S&#233;n&#233;gal est confront&#233; &#224; la lancinante question de l'acc&#232;s universel au t&#233;l&#233;phone. En effet, historiquement introduite pour satisfaire les besoins de l'administration coloniale (Sagna 2001), g&#233;ographiquement concentr&#233;e dans les villes1 et socialement r&#233;serv&#233;e &#224; une minorit&#233;, la t&#233;l&#233;phonie fixe ne compte gu&#232;re que 240 324 abonn&#233;s plus d'un si&#232;cle apr&#232;s son introduction, soit un taux de p&#233;n&#233;tration de 1,97 %2. Au cours de ces vingt derni&#232;res ann&#233;es, des progr&#232;s (...)

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&lt;a href="http://www.sdwf-fmsd.org/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;D&#233;bat sur Science, Technologie et D&#233;mocratie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Depuis son accession &#224; l'ind&#233;pendance en 1960, le S&#233;n&#233;gal est confront&#233; &#224; la lancinante question de l'acc&#232;s universel au t&#233;l&#233;phone. En effet, historiquement introduite pour satisfaire les besoins de l'administration coloniale (Sagna 2001), g&#233;ographiquement concentr&#233;e dans les villes1 et socialement r&#233;serv&#233;e &#224; une minorit&#233;, la t&#233;l&#233;phonie fixe ne compte gu&#232;re que 240 324 abonn&#233;s plus d'un si&#232;cle apr&#232;s son introduction, soit un taux de p&#233;n&#233;tration de 1,97 %2. Au cours de ces vingt derni&#232;res ann&#233;es, des progr&#232;s consid&#233;rables ont cependant &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;s puisque la t&#233;l&#233;densit&#233; n'&#233;tait que de 0,33 ligne pour 100 habitants en 1987. Pour ce faire, l'op&#233;rateur historique, s'appuyant sur le constat que le t&#233;l&#233;phone faisait souvent l'objet d'une utilisation collective, a encourag&#233; la cr&#233;ation de dispositifs d'acc&#232;s collectif connus sous l'appellation de &#171; t&#233;l&#233;centres &#187;. Constituant un mod&#232;le original, par rapport aux autres types de t&#233;l&#233;centres existant dans le monde, ils ont fortement contribu&#233; &#224; la d&#233;mocratisation de l'acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone, cr&#233;ant par ailleurs des dizaines de milliers d'emplois et g&#233;n&#233;rant d'importants revenus pour l'op&#233;rateur, les exploitants et l'&#201;tat. Cependant, le d&#233;veloppement de la t&#233;l&#233;phonie mobile a entra&#238;n&#233; une baisse de leur chiffre d'affaires et une diminution de leur rentabilit&#233; qui les a plong&#233;s dans une crise profonde qui s'est traduite par la cessation d'activit&#233;s de nombre d'entre eux. Outre les cons&#233;quences &#233;conomiques et sociales qui en d&#233;coulent, la disparition progressive des t&#233;l&#233;centres est un sujet de pr&#233;occupation pour les pouvoirs publics et les acteurs du d&#233;veloppement local dans la mesure o&#249; pendant longtemps ils ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;s comme le socle sur lequel il &#233;tait possible de se baser pour lutter contre la fracture num&#233;rique. Nous appuyant d'une part, sur l'exploitation d'informations recueillies aupr&#232;s des principaux acteurs du secteur pendant de nombreuses ann&#233;es et d'autre part, sur des donn&#233;es secondaires provenant d'articles de presse, de rapports annuels publi&#233;s par les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, de statistiques &#233;labor&#233;es par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes (ARTP), de travaux acad&#233;miques, etc. nous nous proposons, &#224; travers cette &#233;tude, de retracer l'&#233;volution des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s au S&#233;n&#233;gal au cours de la p&#233;riode 1992-2008 afin d'expliquer comment ce secteur qui &#233;tait florissant, il y a encore peu de temps, est devenu fortement sinistr&#233; en l'espace de deux ann&#233;es tout en explorant les pistes qui pourraient &#233;viter leur disparition totale &#224; plus ou moins br&#232;ve &#233;ch&#233;ance.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un concept venu du Nord mais devenu embl&#233;matique du Sud&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour nombre de personnes, les t&#233;l&#233;centres &#233;voquent un dispositif d'acc&#232;s collectif aux services de t&#233;l&#233;communications qui est embl&#233;matique des pays en voie de d&#233;veloppement. Cependant, le concept de &#171; t&#233;l&#233;centre &#187; a vu le jour dans les pays d&#233;velopp&#233;s et plus particuli&#232;rement en Scandinavie o&#249; le premier &#171; t&#233;l&#233;cottage &#187; &#233;t&#233; exp&#233;riment&#233;, en 1985, dans le village de Vemdalen (Su&#232;de). Leur mise en place avait pour objectif de faciliter l'acc&#232;s &#224; l'emploi, &#224; la formation et &#224; une s&#233;rie de services, dans une zone recul&#233;e comportant moins d'un habitant au kilom&#232;tre carr&#233;, via l'utilisation de moyens de t&#233;l&#233;communications (t&#233;l&#233;phone, t&#233;l&#233;copieur, ordinateur, etc.). Centre de services offrant des services d'information et de communication, le t&#233;l&#233;cottage se voulait &#224; la fois une structure de formation, une biblioth&#232;que, un bureau de poste et une boutique de t&#233;l&#233;communications (Bullain et Toftisova 2004 : 11 ). Des t&#233;l&#233;cottages ont par la suite &#233;t&#233; implant&#233;s en Grande-Bretagne afin de servir de support au d&#233;veloppement du t&#233;l&#233;travail3 et du travail ind&#233;pendant, avant de se r&#233;pandre sous l'appellation de t&#233;l&#233;centres au Canada, aux &#201;tats-Unis, en Australie, en Hongrie (UNDP 2006), etc. Aujourd'hui, les t&#233;l&#233;centres existant dans le monde, oscillent entre deux p&#244;les non exclusifs, &#224; savoir d'une part la fourniture de ressources, dans une optique sociale &#224; des communaut&#233;s ou &#224; des personnes isol&#233;es, d&#233;favoris&#233;es ou handicap&#233;es et d'autre part la fourniture de services, dans une optique commerciale, &#224; des particuliers ou &#224; des entreprises. Au-del&#224; de leurs diff&#233;rences, les t&#233;l&#233;centres ont en commun d'&#234;tre des espaces &#233;quip&#233;s, proposant des ressources partag&#233;es et permettant d'acc&#233;der &#224; des services de t&#233;l&#233;communications (t&#233;l&#233;phonie, t&#233;l&#233;copie et acc&#232;s &#224; Internet) voire d'offrir des services bureautiques (photocopie, traitement de texte, num&#233;risation, etc.).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les t&#233;l&#233;centres ayant connu un certain succ&#232;s dans les pays d&#233;velopp&#233;s, les institutions d'aide au d&#233;veloppement ont tent&#233; d'exporter le concept dans les pays du tiers-monde afin de promouvoir l'acc&#232;s aux technologies de l'information et de la communication (TIC) et plus particuli&#232;rement &#224; Internet. C'est ainsi qu'&#224; partir du milieu des ann&#233;es 1990, l'Unesco, l'Union internationale des t&#233;l&#233;communications (UIT) et le Centre de recherches pour le d&#233;veloppement international (CRDI) ont favoris&#233; la cr&#233;ation de T&#233;l&#233;centres communautaires polyvalents (TCP). Destin&#233;s &#224; fournir des services de t&#233;l&#233;phonie, de t&#233;l&#233;copie, de photocopie, de traitement de texte, d'impression, de num&#233;risation de documents et d'acc&#232;s &#224; Internet, ces TCP ont notamment &#233;t&#233; exp&#233;riment&#233;s en Afrique (Rose 1999). Au fil des ann&#233;es, la multiplication des initiatives de ce genre a donn&#233; naissance &#224; un large &#233;ventail de t&#233;l&#233;centres, parfois tr&#232;s diff&#233;rents les uns des autres, mais d&#233;crits sous des vocables proches (t&#233;l&#233;centre, t&#233;l&#233;centre communautaire, t&#233;l&#233;centre communautaire polyvalent, t&#233;l&#233;centre priv&#233;, t&#233;l&#233;centre multiservices, t&#233;l&#233;boutique, etc.) rendant les comparaisons difficiles et cr&#233;ant des malentendus.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;S'agissant des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s s&#233;n&#233;galais, ce sont des dispositifs d'acc&#232;s collectif (Scopsi 2004)4 &#224; vocation commerciale, offrant des services de t&#233;l&#233;phonie et plus rarement de t&#233;l&#233;copie, r&#233;sultant d'une initiative locale ayant d&#233;bouch&#233; sur la cr&#233;ation de petites entreprises, souvent &#224; caract&#232;re familial, faisant l'objet d'une gestion priv&#233;e et &#233;voluant principalement dans le secteur informel m&#234;me si certains ont pris la forme de groupements d'int&#233;r&#234;t &#233;conomique (GIE).&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quand le secteur priv&#233; vient &#224; la rescousse de l'&#201;tat&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1987, la situation de l'acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone au S&#233;n&#233;gal &#233;tait particuli&#232;rement mauvaise avec une t&#233;l&#233;densit&#233; de 0,33 ligne pour 100 habitants. Afin de rem&#233;dier &#224; cette situation, la Soci&#233;t&#233; nationale des t&#233;l&#233;communications du S&#233;n&#233;gal (Sonatel) se lan&#231;a alors dans l'installation de cabines publiques. En th&#233;orie, elles &#233;taient un excellent moyen d'am&#233;liorer l'acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone mais dans la pratique, leur mise en &#339;uvre r&#233;v&#233;la de nombreuses limites parmi lesquelles :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; un nombre restreint de cabines install&#233;es &#224; l'&#233;chelle du pays ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; une r&#233;partition g&#233;ographique d&#233;s&#233;quilibr&#233;e au d&#233;triment des zones rurales ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; l'obligation pour les usagers de disposer des pi&#232;ces de monnaie appropri&#233;es ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; le faible maillage du r&#233;seau de distribution des cartes pr&#233;pay&#233;es ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; la chert&#233; relative des cartes pr&#233;pay&#233;es pour les usagers occasionnels ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; la chaleur r&#233;gnant dans les cabines expos&#233;es au soleil ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; l'inconfort de la position debout pour les communications de longue dur&#233;e ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; l'absence d'interface humaine susceptible d'assister les usagers ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; la lourdeur de l'investissement qui &#233;tait de 6 millions de Francs CFA par cabine (Zongo 2000 : 211-223) ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; un fort taux d'indisponibilit&#233; d&#251; aux actes de vandalisme ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; une maintenance complexe &#224; assurer.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'installation de plusieurs centaines de cabines, men&#233;e en parall&#232;le avec un important effort de modernisation et d'extension du r&#233;seau de t&#233;l&#233;communications, eut pour r&#233;sultat de porter la t&#233;l&#233;densit&#233; &#224; une ligne publique pour 100 habitants en 1992, permettant ainsi au S&#233;n&#233;gal de r&#233;aliser, avec huit ann&#233;es d'avance, l'objectif fix&#233; par l'UIT aux pays africains. Cependant, l'acc&#232;s universel au t&#233;l&#233;phone restait encore un r&#234;ve pour la majorit&#233; de la population et t&#233;l&#233;phoner &#233;tait souvent une gageure. Afin de rem&#233;dier &#224; cette situation, l'&#201;tat fixe alors comme objectif &#224; la Sonatel de mettre un t&#233;l&#233;phone &#224; la disposition de chaque citoyen dans un rayon de cinq kilom&#232;tres (Sagna 2006). Les solutions classiques ayant fait long feu, la Sonatel d&#233;cide d'innover en exp&#233;rimentant quatre t&#233;l&#233;centres &#224; Dakar via sa filiale T&#233;l&#233;com Plus5. Structures multifonctionnelles, ils offrent l'acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone, &#224; la t&#233;l&#233;copie et &#224; des services de photocopies, le tout dans des espaces agr&#233;ablement am&#233;nag&#233;s. La formule rencontre un certain succ&#232;s mais ne s'av&#232;re pas reproductible &#224; grande &#233;chelle compte tenu du montant de l'investissement n&#233;cessaire &#224; l'am&#233;nagement et &#224; l'&#233;quipement des locaux sans parler des co&#251;ts salariaux.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 1993, la Sonatel change alors de strat&#233;gie et d&#233;cide d'autoriser la revente au d&#233;tail de services de t&#233;l&#233;communications dans le cadre de ce qu'elle d&#233;cide d'appeler les &#171; t&#233;l&#233;centres priv&#233;s &#187;. Ces derniers n'ont rien &#224; voir avec les mod&#232;les connus jusqu'alors dans le monde ni avec celui exp&#233;riment&#233; depuis 1992. Il s'agit en effet d'un simple agr&#233;ment liant la Sonatel &#224; une personne physique ou morale en vue de l'exploitation d'un t&#233;l&#233;centre consistant en un local d'une superficie minimale de 12 m2, comprenant un dispositif de taxation et sp&#233;cialement am&#233;nag&#233; pour la vente de services de t&#233;l&#233;communications. L'exploitant doit s'acquitter d'une caution d'un montant de 250 000 Francs CFA6 par ligne &#224; Dakar et de 150 000 Francs CFA dans les r&#233;gions7, payer des frais de raccordement de 67 200 Francs CFA par ligne et acheter un compteur de taxes t&#233;l&#233;phoniques co&#251;tant 100 000 Francs CFA soit un investissement minimum de 367 200 Francs CFA, sans parler des co&#251;ts d'am&#233;nagement et d'&#233;quipement du t&#233;l&#233;centre auxquels viennent s'ajouter les factures d'&#233;lectricit&#233; et &#233;ventuellement les frais de loyer et les salaires. En contrepartie, l'exploitant est autoris&#233; &#224; revendre des unit&#233;s t&#233;l&#233;phoniques dans une limite maximale de 75 % par rapport au tarif de la taxe de base qui est de 60 Francs CFA soit un prix plafond de 105 Francs CFA8. Afin de r&#233;guler leur d&#233;veloppement, une des dispositions du contrat impose une distance minimale de cent m&#232;tres entre deux t&#233;l&#233;centres. Ce mod&#232;le, dans lequel la commercialisation des services de t&#233;l&#233;communications est sous-trait&#233;e &#224; des priv&#233;s, pr&#233;figure la privatisation de la Sonatel qui surviendra en 1997 avec la vente de 33 % de son capital &#224; France T&#233;l&#233;com dans le cadre de la politique de lib&#233;ralisation impos&#233;e par la Banque mondiale et le Fonds mon&#233;taire international (FMI).&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans le S&#233;n&#233;gal du milieu des ann&#233;es 1990, confront&#233; &#224; une grave crise &#233;conomique et dans lequel 67,9 % de la population vit en situation de pauvret&#233; (Minist&#232;re de l'&#201;conomie et des finances 2004), ces t&#233;l&#233;centres priv&#233;s constituent une formidable opportunit&#233; pour les jeunes sans emploi, les agents de l'&#201;tat ayant quitt&#233; volontairement la Fonction publique ou encore les retrait&#233;s vivant difficilement de leurs pensions. Ces groupes investissent massivement le cr&#233;neau et d&#232;s 1995 le nombre de t&#233;l&#233;centres priv&#233;s s'&#233;l&#232;ve &#224; 2 042, dont 65 % situ&#233;s &#224; Dakar (Barbier 1998), et totalisent 4 084 emplois soit deux fois plus que l'effectif du personnel de la Sonatel. L'op&#233;ration s'av&#232;re &#233;galement &#234;tre une aubaine pour l'op&#233;rateur historique puisque les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s r&#233;alisent 5,5 % de son chiffre d'affaires alors qu'ils ne repr&#233;sentent que 2,5 % des lignes t&#233;l&#233;phoniques (Zongo 2000). Devant un tel succ&#232;s, les r&#232;gles d'&#233;tablissement des t&#233;l&#233;centres sont assouplies et l'obligation de respecter une distance minimale entre deux installations est supprim&#233;e. Cette mesure provoque une explosion des demandes d'agr&#233;ment et fin 1997, on d&#233;nombre 6 796 t&#233;l&#233;centres dans l'ensemble du pays. Au fil des ann&#233;es, leur nombre ne cessera d'augmenter atteignant un maximum de 24 284 t&#233;l&#233;centres en 2005. Un bilan &#233;tabli l'ann&#233;e suivante faisait &#233;tat de 18 500 t&#233;l&#233;centres totalisant 23 000 lignes t&#233;l&#233;phoniques, employant 30 000 personnes et g&#233;n&#233;rant un chiffre d'affaires de 50 milliards de Francs CFA, repr&#233;sentant 33 % du chiffre d'affaires de la Sonatel9, sans parler de l'important b&#233;n&#233;fice social apport&#233; &#224; des milliers de citoyens qui virent ainsi leur acc&#232;s au t&#233;l&#233;phone facilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le succ&#232;s rencontr&#233; par les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s aupr&#232;s du public s'explique par le fait que ce dispositif d'acc&#232;s collectif aux t&#233;l&#233;communications :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;propose une interface humaine susceptible d'assister les personnes &#226;g&#233;es, les non voyants, les analphab&#232;tes et tous ceux ne savent pas utiliser un t&#233;l&#233;phone (Benjamin 2000 : 8)10 ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;repose sur une installation surveill&#233;e en permanence d'o&#249; une grande disponibilit&#233; ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;constitue un cadre permettant de t&#233;l&#233;phoner avec un relatif confort ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;permet de passer des appels t&#233;l&#233;phoniques mais aussi d'en recevoir ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;n'implique pas d'avoir de la monnaie ni de pr&#233;payer ses communications ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;facilite l'acc&#232;s aux communications nationales voire internationales pour ceux qui disposent d'un abonnement avec acc&#232;s restreint.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les t&#233;l&#233;centres &#233;tant principalement localis&#233;s dans les zones &#224; forte densit&#233; de population, ce sont entre 60 et 70 %11 de la population qui a pu b&#233;n&#233;ficier d'un acc&#232;s indirect au t&#233;l&#233;phone (Ch&#233;neau-Loquay 2001 : 126) permettant ainsi &#224; l'acc&#232;s universel de faire des progr&#232;s consid&#233;rables12. Le mod&#232;le des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s s&#233;n&#233;galais a montr&#233; que, dans certaines conditions, la privatisation de la revente de services de t&#233;l&#233;communications pouvait accro&#238;tre l'acc&#232;s universel au t&#233;l&#233;phone l&#224; o&#249; les m&#233;canismes mis en &#339;uvre par la puissance publique montraient certaines limites. Cependant, ce constat doit &#234;tre temp&#233;r&#233; par le fait que l'analyse de leur r&#233;partition g&#233;ographique r&#233;v&#232;le, qu'avec plus de 50 % de t&#233;l&#233;centres situ&#233;s dans l'agglom&#233;ration dakaroise, les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s ont &#233;pous&#233; les distorsions du march&#233; plus qu'ils ne les ont corrig&#233;es puisqu'ils se sont concentr&#233;s dans les zones les plus rentables. Contrairement &#224; la plupart des mod&#232;les de t&#233;l&#233;centres exp&#233;riment&#233;s par les organismes d'aide au d&#233;veloppement et m&#234;me par les organisations non gouvernementales (ONG), ils ont offert une solution relativement p&#233;renne permettant &#224; nombre de citoyens d'acc&#233;der au t&#233;l&#233;phone. Enfin, bien que ne revendiquant aucune vocation sociale, ils ont jou&#233; un r&#244;le cl&#233; dans l'appropriation du t&#233;l&#233;phone par de larges franges de la population, sans parler de la cr&#233;ation de dizaines de milliers d'emplois, certes pr&#233;caires et peu pay&#233;s13, mais constituant un filet de s&#233;curit&#233; sociale appr&#233;ciable pour des milliers de familles.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un secteur organis&#233; et en qu&#234;te de r&#233;gulation&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#192; la fois clients de la Sonatel et revendeurs de services, les exploitants de t&#233;l&#233;centres ont tr&#232;s t&#244;t ressenti la n&#233;cessit&#233; de s'organiser. C'est ainsi que l'Union nationale des exploitants de t&#233;l&#233;centres (Unetel) verra le jour d&#232;s 1995 m&#234;me si son existence sera plut&#244;t &#233;ph&#233;m&#232;re (Barbier 1998). Apr&#232;s un vide de quelques ann&#233;es, l'Association pour la redynamisation des t&#233;l&#233;centres (Arts) prend la rel&#232;ve &#224; partir de 1998 mais doit rapidement s'accommoder de l'existence d'une organisation concurrente, le Syndicat national des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s du S&#233;n&#233;gal (Synts), cr&#233;&#233; en 1999. Ce dernier finira par s'imposer et sous la pression &#171; amicale &#187; de la Sonatel, qui n'appr&#233;cie gu&#232;re le terme &#171; syndicat &#187;, il changera d'appellation en 2001 pour devenir l'Union nationale des exploitants de t&#233;l&#233;centres et t&#233;l&#233;services du S&#233;n&#233;gal (UNETTS). Une des premi&#232;res batailles men&#233;e par l'UNETTS fut d'exiger une meilleure qualit&#233; de service de la part de la Sonatel car pour ces clients particuliers, tirant l'int&#233;gralit&#233; de leurs revenus du t&#233;l&#233;phone, les lignes en d&#233;rangement et les longs d&#233;lais de r&#233;tablissement &#233;taient synonymes de perte de client&#232;le et donc de baisse de leur chiffre d'affaires. De plus, ils demand&#232;rent &#224; l'op&#233;rateur de faire preuve de tol&#233;rance en cas de retard de paiement afin de ne pas voir leurs lignes t&#233;l&#233;phoniques suspendues comme n'importe quel abonn&#233; ordinaire. Enfin, ils r&#233;clam&#232;rent que les unit&#233;s t&#233;l&#233;phoniques leur soient vendues en gros et non au de d&#233;tail comme pour les autres abonn&#233;s. Autant la Sonatel consentira des efforts sur les deux premiers points, autant elle n'acceptera jamais de pratiquer des prix de gros, trop heureuse de disposer de milliers de lignes fortement rentables, notamment dans les zones rurales o&#249; les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s polarisaient l'essentiel du trafic14. Elle pr&#233;f&#233;ra pratiquer des ristournes, en fonction du volume d'unit&#233;s vendues, r&#233;compensant ainsi les t&#233;l&#233;centres les plus rentables15. Au fil des ann&#233;es, la rentabilit&#233; des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s diminuera r&#233;guli&#232;rement du fait de leur multiplication notamment suite &#224; la suppression de la distance minimale obligatoire. En effet, si dans un premier temps la mesure avait &#233;t&#233; appr&#233;ci&#233;e car facilitant le d&#233;veloppement du secteur, ses contrecoups se firent rapidement sentir. L'augmentation du nombre de t&#233;l&#233;centres priv&#233;s dans les zones les plus rentables entra&#238;na une guerre des prix qui fit passer progressivement le prix l'unit&#233; t&#233;l&#233;phonique de 105 Francs CFA &#224; 65 Francs CFA, avec pour cons&#233;quence une marge b&#233;n&#233;ficiaire r&#233;duite &#224; 6 Francs CFA par unit&#233; en lieu et place des 46 Francs CFA de nagu&#232;re. L'UNETTS se mobilisera afin d'obtenir le r&#233;tablissement de cette clause, mais en vain, la Sonatel se contentant de geler la d&#233;livrance de nouveaux agr&#233;ments dans les zones urbaines pour de courtes p&#233;riodes16. Cette mesure s'av&#233;rera cependant sans effet de m&#234;me que les actions de sensibilisation organis&#233;es par l'UNETTS aupr&#232;s de ses membres en vue de tenter d'organiser une sorte de contr&#244;le des prix17.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'UNETTS se tourna alors vers l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications (ART)18 qui en r&#233;ponse pr&#233;senta, en octobre 2002, un projet de cahier des charges qui restera sans suite. Relanc&#233;e par l'UNETTS, l'ART remania le projet initial afin de prendre en compte l'activit&#233; de la soci&#233;t&#233; Digital Net, commercialisant des terminaux GSM destin&#233;s aux t&#233;l&#233;centres, ainsi que l'arriv&#233;e d'un troisi&#232;me op&#233;rateur. Lors d'un atelier de validation du nouveau projet de cahier des charges, organis&#233; en septembre 200419, deux positions s'affront&#232;rent qui bloqu&#232;rent son adoption. Pour l'UNETTS, le t&#233;l&#233;centre devait &#234;tre d&#233;fini comme une activit&#233; de distribution de services de t&#233;l&#233;communications, quelle que soit la technologie utilis&#233;e, dans un local am&#233;nag&#233; disposant d'une superficie minimale et dans le cadre duquel il devait &#234;tre vendu uniquement des services de t&#233;l&#233;communications. Elle r&#233;clamait &#233;galement &#224; ce que soient d&#233;finis les droits respectifs des exploitants de t&#233;l&#233;centres priv&#233;s et des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications. L'UNETTS souhaitait &#233;galement que soient institu&#233;s des prix de gros et revendiquait l'&#233;tablissement d'une fourchette de prix encadrant la revente des unit&#233;s t&#233;l&#233;phoniques20. Enfin, elle demandait la cr&#233;ation d'un fond de consignation destin&#233; &#224; recueillir les milliards de Francs CFA d&#233;pos&#233;s en caution par les exploitants de t&#233;l&#233;centres aupr&#232;s de la Sonatel21. De son c&#244;t&#233;, Digital Net souhaitait que l'activit&#233; t&#233;l&#233;centre soit d&#233;finie comme une activit&#233; de distribution de services de t&#233;l&#233;communications, quelle que soit la technologie utilis&#233;e et quel que soit le lieu de vente (local ferm&#233;, lieux ouverts au public, voie publique, etc.)22. Pr&#233;textant le manque de consensus entre les acteurs, arguant du fait que le Code des t&#233;l&#233;communications ne pr&#233;voyait pas de r&#233;gime juridique sp&#233;cifique pour la revente des services t&#233;l&#233;phoniques et s'interrogeant sur l'opportunit&#233; de r&#233;guler et/ou de r&#233;glementer cette activit&#233; compte tenu des options lib&#233;rales de l'&#201;tat, l'ART d&#233;cida finalement de geler le processus. Ces r&#233;ticences &#224; &#233;tablir un cahier des charges furent encore renforc&#233;es lorsque la Sonatel l'informa qu'elle avait d&#233;pos&#233; la marque &#171; T&#233;l&#233;centre &#187;, aupr&#232;s de l'Organisation africaine de la propri&#233;t&#233; intellectuelle (OAPI) depuis le 14 juillet 2004, et en d&#233;tenait d&#233;sormais le droit d'utilisation exclusif23. Rejetant ces arguments, l'UNETTS poursuivit cependant son combat en faveur de la r&#233;gulation des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s, estimant que c'&#233;tait le meilleur moyen de stabiliser le secteur.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;T&#233;l&#233;phonie mobile qui rit, t&#233;l&#233;centres qui pleurent&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Outre la concurrence exacerb&#233;e s'exer&#231;ant entre les t&#233;l&#233;centres, le d&#233;veloppement de la t&#233;l&#233;phonie mobile est peu &#224; peu devenu la principale cause de leurs probl&#232;mes. Apparue en septembre 1996, avec le lancement du r&#233;seau Aliz&#233;24 par la Sonatel, sa croissance a &#233;t&#233; stimul&#233;e &#224; partir d'avril 1999 avec l'arriv&#233;e de Sentel et l'est encore un peu plus depuis la venue d'Expresso sur le march&#233; en janvier 2009. &#192; ses d&#233;buts, la t&#233;l&#233;phonie mobile a fonctionn&#233; sur un mod&#232;le &#233;conomique, reposant sur la r&#233;alisation d'une marge importante r&#233;sultant de prix &#233;lev&#233;s impos&#233;s &#224; un faible nombre d'abonn&#233;s, qui ne constituait pas une menace s&#233;rieuse pour les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s. &#192; partir des ann&#233;es 2000, les t&#233;l&#233;phones portables de seconde main et les terminaux bon march&#233; ont fait leur apparition en m&#234;me temps que la concurrence entre les op&#233;rateurs faisait baisser le prix des abonnements et des communications. D&#232;s lors, un nouveau mod&#232;le &#233;conomique, bas&#233; sur la r&#233;alisation d'une faible marge sur un nombre &#233;lev&#233; d'abonn&#233;s, s'est impos&#233; dans le cadre duquel la t&#233;l&#233;phonie mobile s'est d&#233;velopp&#233;e &#224; un rythme que m&#234;me les op&#233;rateurs n'avaient pas pr&#233;vu. Elle a ainsi franchi le cap des 500 000 abonn&#233;s en 2002, celui du million d'abonn&#233;s en 2004 pour atteindre 5 983 639 abonn&#233;s en mars 2009 soit un taux de p&#233;n&#233;tration de 49,16%25. En une dizaine d'ann&#233;es, la t&#233;l&#233;phonie mobile est donc pass&#233;e du statut de produit de luxe r&#233;serv&#233; aux plus ais&#233;s &#224; celui de produit de consommation courante &#224; la port&#233;e d'un grand nombre de S&#233;n&#233;galais au point qu'en 2007, avec un chiffre d'affaires de 282 milliards Francs CFA et une croissance annuelle de 39,6 %, elle g&#233;n&#233;rait 53 % des revenus des t&#233;l&#233;communications26.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Chiffres reconstitu&#233;s par l'auteur d'apr&#232;s diverses sources : ARTP, Sonatel, etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Outre la baisse des tarifs d'abonnements et des communications, la t&#233;l&#233;phonie mobile s'est appuy&#233;e sur l'accroissement de la couverture de ses r&#233;seaux ainsi que sur des innovations techniques et des op&#233;rations commerciales pour conqu&#233;rir la client&#232;le des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s. Ainsi, l'introduction par Sentel, en novembre 2005, puis par la Sonatel, novembre 2006, de la taxation &#224; la seconde (TAS) et des syst&#232;mes de recharge de cr&#233;dit &#224; partir de 100 Francs CFA, combin&#233;s &#224; la possibilit&#233; de transf&#233;rer du cr&#233;dit &#224; un tiers, ainsi que le lancement de cartes pr&#233;pay&#233;es ayant une valeur faciale de 1 000 Francs CFA ont port&#233; un rude coup aux t&#233;l&#233;centres. En effet, nombre de possesseurs de t&#233;l&#233;phones portables qui se rabattaient sur les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s lorsque leur cr&#233;dit &#233;tait &#233;puis&#233; se sont alors massivement d&#233;tourn&#233;s de cette option puisqu'il leur &#233;tait d&#233;sormais possible de recharger du cr&#233;dit avec une somme d&#233;risoire o&#249; de s'en faire envoyer par un tiers. &#192; ces nouveaut&#233;s, sont venues s'ajouter les nombreuses op&#233;rations de promotion commerciales offrant des bonus de 50 % lors de l'achat d'une carte pr&#233;pay&#233;e qui ont contribu&#233; &#224; fid&#233;liser, voire &#224; &#233;tendre, la client&#232;le de la t&#233;l&#233;phonie mobile. Par ailleurs, l'introduction de la t&#233;l&#233;phonie fixe pr&#233;pay&#233;e, le lancement des cartes internationales pr&#233;pay&#233;es, la baisse des tarifs des communications internationales et mobiles, l'harmonisation des tarifs de communications entre le fixe et le mobile et, dans une moindre mesure, le d&#233;veloppement de la t&#233;l&#233;phonie sur Internet (VoIP) ont &#233;galement contribu&#233; &#224; d&#233;tourner le public des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s d'autant plus que, durant toute cette p&#233;riode, ces derniers n'ont b&#233;n&#233;fici&#233; d'aucune innovation technologique ni de promotion commerciale. Enfin, les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s en mati&#232;re de t&#233;l&#233;phonie rurale, avec la couverture t&#233;l&#233;phonique de 13 000 des 14 000 villages du pays par la Sonatel, a &#233;tendu la couverture des r&#233;seaux de t&#233;l&#233;phonie mobile et grignot&#233; les parts de march&#233; d&#233;tenues par les t&#233;l&#233;centres dans ces zones. La baisse de rentabilit&#233; qui a d&#233;coul&#233; de cet ensemble de facteur a pouss&#233; certains t&#233;l&#233;centres &#224; r&#233;duire le nombre de lignes qu'ils exploitaient voire &#224; cesser leurs activit&#233;s. Cons&#233;quence directe de cette situation, le nombre de lignes de t&#233;l&#233;phonie publique, essentiellement constitu&#233; par les lignes de t&#233;l&#233;centres a chut&#233; de 68,71% passant de 19 261 en mars 2005 &#224; 6 027 en mars 2009.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Source : Agence nationale de la statistique et de la d&#233;mographie et SONATEL&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Parall&#232;lement, apr&#232;s avoir atteint un maximum de 24 285 en 2005, le nombre de t&#233;l&#233;centres a rapidement diminu&#233; &#224; partir de 2006 pour atteindre 4 246 t&#233;l&#233;centres en d&#233;cembre 2008. D'aucuns estimeront que la disparition des t&#233;l&#233;centres est un ph&#233;nom&#232;ne in&#233;luctable dans la mesure o&#249; ils ont rempli le r&#244;le historique qui &#233;tait le leur jusqu'au moment o&#249; les cons&#233;quences des changements intervenus dans le secteur des t&#233;l&#233;communications (Sagna 2008) leur ont fait perdre toute raison d'&#234;tre. Cela &#233;tant, le d&#233;veloppement de la t&#233;l&#233;phonie mobile n'est pas forc&#233;ment synonyme de disparition des t&#233;l&#233;centres puisque dans certains pays, tels le Maroc o&#249; l'Afrique du Sud, o&#249; son taux de p&#233;n&#233;tration est beaucoup plus &#233;lev&#233; qu'au S&#233;n&#233;gal, ceux-ci continuent &#224; prosp&#233;rer (Ndao 2008 : 8). Par ailleurs, il faut bien voir que les t&#233;l&#233;centres ne peuvent &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme un simple dispositif d'acc&#232;s collectif aux t&#233;l&#233;communications comme pouvaient l'&#234;tre les cabines publiques dans la mesure o&#249; ils assument une fonction &#233;conomique et sociale vitale pour des milliers de familles. D&#232;s lors, l'&#201;tat peut difficilement laisser ce secteur s'effondrer et voir dispara&#238;tre des milliers d'emplois sans tenter de lui venir en aide au nom de la coh&#233;sion sociale. De plus, la disparition progressive des t&#233;l&#233;centres ne signifie pas que la question de l'acc&#232;s universel au t&#233;l&#233;phone soit devenue une question caduque.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|| &#201;volution de l'environnement des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s au S&#233;n&#233;gal (1992-2009) ||&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|1992|T&#233;l&#233;com-Plus, filiale de la Sonatel exp&#233;rimente quatre t&#233;l&#233;centres multifonctionnels|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|1993|La Sonatel autorise la revente de services t&#233;l&#233;phoniques par des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|1995|Cr&#233;ation de l'Union nationale des exploitants de t&#233;l&#233;centres (UNETELS)|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|1996|Lancement du r&#233;seau de t&#233;l&#233;phonie mobile Aliz&#233;, devenu Orange, par la Sonatel|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|1997|Privatisation de la Sonatel|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|1998|Cr&#233;ation de l'Association pour la redynamisation des t&#233;l&#233;centres du S&#233;n&#233;gal (ARTS)|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|1999|Lancement du r&#233;seau de t&#233;l&#233;phonie mobile de Sentel devenu Tigo&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cr&#233;ation du Syndicat national des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s du S&#233;n&#233;gal (SYNTS)|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|2000|Le nombre d'abonn&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie mobile franchit le seuil des 200 000 abonn&#233;s et d&#233;passe celui des abonn&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie fixe|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|2001|Le Synts devient l'Union nationale des exploitants de t&#233;l&#233;centres et t&#233;l&#233;services du S&#233;n&#233;gal (UNETTS)|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|2002|La t&#233;l&#233;phonie mobile franchit le cap des 500 000 abonn&#233;s|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|2004|La t&#233;l&#233;phonie mobile atteint le million d'abonn&#233;s&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Digital Net introduit les t&#233;l&#233;centres GSM fixes et mobiles|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|2005|Sentel lance la taxation &#224; la seconde ainsi qu'une formule de recharge et de transfert de cr&#233;dit. La Sonatel lance la t&#233;l&#233;phonie fixe pr&#233;pay&#233;e et les cartes internationales pr&#233;pay&#233;es|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|2006|La t&#233;l&#233;phonie mobile atteint le seuil des trois millions d'abonn&#233;s&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Sonatel introduit la taxation &#224; la seconde et une formule de transfert de cr&#233;dit|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|2007|La t&#233;l&#233;phonie mobile atteint le seuil des quatre millions d'abonn&#233;s&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Une licence fixe, mobile et Internet est attribu&#233;e &#224; Sudatel|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|2008|La t&#233;l&#233;phonie mobile atteint les cinq millions d'abonn&#233;s|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;|2009|La t&#233;l&#233;phonie mobile atteint le seuil des six millions d'abonn&#233;s&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lancement du r&#233;seau de t&#233;l&#233;phonie mobile 3G de Sudatel sous le label Expresso|&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Source : Agence nationale de la statistique et de la d&#233;mographie et SONATEL&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En effet, les chiffres officiels publi&#233;s par l'ARTP sur le taux de p&#233;n&#233;tration de la t&#233;l&#233;phonie sont quelque peu surestim&#233;s du fait de biais li&#233;s &#224; son mode de calcul. Tout d'abord les chiffres rendus publics par l'ARTP correspondent au nombre cumul&#233; de cartes SIM vendues et non au nombre de puces effectivement actives. Ils incluent notamment les puces achet&#233;es par des personnes de passage au S&#233;n&#233;gal ainsi que celles devenues inactives pour &#234;tre rest&#233;es trop longtemps sans avoir &#233;t&#233; recharg&#233;es. Enfin, ils comptabilisent les d&#233;tenteurs de t&#233;l&#233;phones portables qui, pour des raisons personnelles ou professionnelles, poss&#232;dent plusieurs puces. L'ARTP est d'ailleurs consciente de ces ph&#233;nom&#232;nes puisqu'en septembre 2008, elle estimait le nombre r&#233;el de puces actives &#224; 4 135 000 sur les 5 000 960 officiellement d&#233;clar&#233;es par les op&#233;rateurs27 soit une diff&#233;rence de 17%. Si l'on ajoute &#224; ces consid&#233;rations le fait que la plupart des abonn&#233;s &#224; la t&#233;l&#233;phonie fixe poss&#232;de au moins un abonnement &#224; la t&#233;l&#233;phonie mobile, il appara&#238;t clairement que le taux de p&#233;n&#233;tration globale de la t&#233;l&#233;phonie est bien loin des 51,13%28 r&#233;sultant de l'addition des taux de p&#233;n&#233;tration de la t&#233;l&#233;phonie fixe et mobile. Ces chiffres prouvent ainsi que la question de l'acc&#232;s universel au t&#233;l&#233;phone reste d'actualit&#233; malgr&#233; les progr&#232;s consid&#233;rables r&#233;alis&#233;s gr&#226;ce &#224; la t&#233;l&#233;phonie mobile. D&#232;s lors, il appara&#238;t qu'il existe toujours un r&#244;le &#224; jouer pour les t&#233;l&#233;centres &#224; conditions que ceux-ci s'adaptent au nouvel environnement.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s &#224; la crois&#233;e des chemins
&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Anticipant ou non la n&#233;cessaire mutation des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s, de nombreuses actions de renforcement de capacit&#233; ont &#233;t&#233; organis&#233;es &#224; leur intention dans le cadre de projets financ&#233;s par la coop&#233;ration internationale29. Cela &#233;tant, bien peu ont r&#233;ussi &#224; faire le saut qualitatif leur permettant de passer du statut de t&#233;l&#233;centre monofonctionnel &#224; celui de t&#233;l&#233;centre multifonctionnel et ce pour diverses raisons. Tout d'abord, la majorit&#233; des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s &#233;tant des entreprises familiales, g&#233;r&#233;es par des personnes ayant peu voire pas de formation professionnelle (Barbier 1998) ni les comp&#233;tences techniques et manag&#233;riales n&#233;cessaires, il n'a pas &#233;t&#233; possible de d&#233;passer certaines limites objectives. S'agissant du cadre d'accueil, la plupart des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s &#233;voluant dans des locaux r&#233;pondant strictement &#224; la norme des 12 m2 &#233;dict&#233;e par la Sonatel, il n'&#233;tait gu&#232;re r&#233;aliste de vouloir les transformer en des structures multifonctionnelles poss&#233;dant des &#233;quipements bureautiques et informatiques destin&#233;s &#224; &#234;tre utilis&#233;s par une client&#232;le nombreuse (Candelier et Lemoine 2001)30. Enfin, l'acquisition de nouveaux &#233;quipements, leur maintenance, leur alimentation &#233;lectrique et leur fonctionnement, sans parler de l'am&#233;nagement des locaux ni des co&#251;ts r&#233;currents additionnels (personnel suppl&#233;mentaire et/ou plus qualifi&#233;, frais d'abonnement &#224; l'ADSL, facture &#233;lectrique, etc.) n&#233;cessitaient un investissement et des disponibilit&#233;s financi&#232;res hors de port&#233;e de la majorit&#233; des exploitants de t&#233;l&#233;centres priv&#233;s. D&#232;s lors, la mutation souhait&#233;e des t&#233;l&#233;centres monofonctionnels en des t&#233;l&#233;centres multifonctionnels s'est trouv&#233;e hypoth&#233;qu&#233;e par le profil m&#234;me de leurs exploitants. &#192; cela s'est ajout&#233; le fait que durant des ann&#233;es, les exploitants de t&#233;l&#233;centres priv&#233;s ont men&#233; un combat aupr&#232;s de la Sonatel afin d'interdire le couplage de l'activit&#233; t&#233;l&#233;centre avec toute autre activit&#233; commerciale (salon de coiffure, vente de produits cosm&#233;tiques, boutique, etc.). Ils ont certes obtenu gain de cause mais avec pour r&#233;sultat l'&#233;mergence d'un mod&#232;le de t&#233;l&#233;centre reposant sur la &#171; monoculture &#187; de la t&#233;l&#233;phonie fixe avec les terribles cons&#233;quences qui en ont d&#233;coul&#233; suite au d&#233;veloppement exponentiel de la t&#233;l&#233;phonie mobile. Confirmant cette difficult&#233; &#224; &#233;voluer vers un autre mod&#232;le, il est significatif de constater que les cybercentres, apparus &#224; partir de 1996, ont g&#233;n&#233;ralement &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s par de nouveaux entrepreneurs et non par les exploitants de t&#233;l&#233;centres priv&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La gravit&#233; de la situation a amen&#233; l'UNETTS &#224; tirer la sonnette d'alarme en vue de faire prendre conscience, aux autorit&#233;s gouvernementales et &#224; l'opinion publique, de l'ampleur du ph&#233;nom&#232;ne ainsi que de ses cons&#233;quences &#233;conomiques sociales. Elle a notamment organis&#233;, en juillet 2007, une journ&#233;e de r&#233;flexion sur le th&#232;me &#171; Les t&#233;l&#233;centres et les innovations TIC : Quels enjeux pour le S&#233;n&#233;gal ? &#187; &#224; laquelle ont particip&#233; des repr&#233;sentants de l'&#201;tat (ADIE, ARTP, etc.), du mouvement consum&#233;riste (SOS consommateurs), de la soci&#233;t&#233; civile (OSIRIS) et des professionnels du secteur des TIC. Les diff&#233;rents intervenants ont &#233;t&#233; unanimes &#224; reconna&#238;tre que la survie des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s d&#233;pendait essentiellement de leur capacit&#233; &#224; s'adapter au nouveau contexte, &#224; travers une diversification de l'offre de services et une nouvelle organisation du secteur. La n&#233;cessit&#233; de diversifier leurs partenariats afin de r&#233;duire leur d&#233;pendance vis-&#224;-vis de l'op&#233;rateur historique a &#233;galement &#233;t&#233; mise en exergue compte tenu de la pr&#233;sence de Sentel sur le cr&#233;neau de la t&#233;l&#233;phonie mobile et de l'arriv&#233;e de Sudatel dans le cadre de l'attribution de la licence globale lui permettant de fournir des services de t&#233;l&#233;phonie fixe, mobile et Internet (FMI)31. La professionnalisation du secteur, avec ses corollaires que sont la mise &#224; niveau des acteurs et le recrutement de nouvelles comp&#233;tences, a &#233;galement &#233;t&#233; identifi&#233;e comme une priorit&#233; sans parler de l'am&#233;lioration des conditions d'accueil de la client&#232;le. La prise de mesures isol&#233;es ne saurait cependant suffire &#224; r&#233;sorber la crise que vivent les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s tant les probl&#232;mes pos&#233;s sont nombreux et complexes et leurs limites intrins&#232;ques importantes. D&#232;s lors, il est n&#233;cessaire d'envisager une v&#233;ritable strat&#233;gie de sauvetage du secteur adoss&#233;e &#224; une vigoureuse intervention de l'&#201;tat.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Compte tenu du r&#244;le &#233;conomique et social jou&#233; par les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s et des potentialit&#233;s qu'ils rec&#232;lent en mati&#232;re de vulgarisation des TIC, la puissance publique se doit d'aider ce secteur en difficult&#233;. D'ailleurs, &#224; l'heure o&#249; le gouvernement s&#233;n&#233;galais vient d'&#233;laborer la Strat&#233;gie de croissance acc&#233;l&#233;r&#233;e (SCA), dont l'une des grappes porteuses est celle des TIC et des T&#233;l&#233;services32, il ne serait gu&#232;re coh&#233;rent qu'il assiste passivement &#224; la disparition des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s identifi&#233;s comme un des leviers essentiels de toute politique en la mati&#232;re. En effet, les t&#233;l&#233;centres constituent un r&#233;seau pouvant &#234;tre utilis&#233; pour le d&#233;veloppement de l'acc&#232;s &#224; Internet ainsi que le d&#233;ploiement de toute une s&#233;rie de services li&#233;s au d&#233;veloppement de la soci&#233;t&#233; de l'information (t&#233;l&#233;proc&#233;dures, paiement en ligne, etc.). Or, les dispositifs d'acc&#232;s collectif &#224; Internet ont de beaux jours devant eux car il est tout &#224; fait illusoire de penser que la connexion individuelle &#224; Internet fera des progr&#232;s majeurs dans les prochaines ann&#233;es comme en t&#233;moigne son faible taux de p&#233;n&#233;tration qui est de 0,45 %33 apr&#232;s douze ann&#233;es d'existence ! &#192; ce niveau, la barri&#232;re principale reste le co&#251;t de l'&#233;quipement (ordinateurs comme t&#233;l&#233;phones permettant d'utiliser l'Internet mobile) et celui des services qui restent hors de port&#233;e de la majorit&#233; des S&#233;n&#233;galais. D&#232;s lors, il est l&#233;gitime de penser qu'il existe des perspectives de survie pour les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s dans la mesure o&#249; ils seront capables de se transformer radicalement pour s'adapter au nouvel environnement. L'&#201;tat, en concertation avec les exploitants t&#233;l&#233;centres priv&#233;s et les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications devrait donc s'impliquer dans la conception d'une strat&#233;gie de sauvetage du secteur. Les discussions qui ont d&#233;j&#224; eu lieu en diverses occasions indiquent que la transformation des activit&#233;s des t&#233;l&#233;centres priv&#233;s pourrait s'organiser autour de quatre grandes directions &#224; savoir :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; la vente de produits et services de t&#233;l&#233;phonie (cartes SIM, recharges t&#233;l&#233;phoniques, accessoires de t&#233;l&#233;phonie, etc.) ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; la transformation des t&#233;l&#233;centre actuels en des t&#233;l&#233;centres multifonctionnels offrant connexion &#224; Internet, services de traitement de texte, impression de documents, photocopie de documents, num&#233;risation de documents, services de recherche d'information sur Internet, gravure de c&#233;d&#233;rom et de DVD, l'initiation &#224; la bureautique et &#224; la navigation sur Internet, etc.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; l'encaissement des factures des soci&#233;t&#233;s concessionnaires (eau, &#233;lectricit&#233;, t&#233;l&#233;phone) et de certains imp&#244;ts et taxes, la vente de timbres postaux et fiscaux, l'ex&#233;cution partielle ou totale de proc&#233;dures administratives d&#233;mat&#233;rialis&#233;es, la prise de rendez-vous m&#233;dicaux dans les h&#244;pitaux, l'organisation d'&#233;valuations dans le cadre de certaines formations &#224; distance, l'interm&#233;diation pour les activit&#233;s de commerce &#233;lectronique, la fourniture de divers services aux entreprises du secteur informel, etc. ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; le couplage de l'activit&#233; t&#233;l&#233;centre avec d'autres activit&#233;s commerciales.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'autres mesures, certes plus difficiles &#224; mettre en &#339;uvre compte tenu de la nature des entreprises du secteur, ont &#233;galement &#233;t&#233; envisag&#233;es telles :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La cr&#233;ation d'une centrale d'achat pour l'acquisition du mobilier, de l'&#233;quipement bureautique et informatique ainsi que des consommables ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; L'utilisation syst&#233;matique des logiciels libres pour supprimer les frais r&#233;currents li&#233;s au paiement des licences ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Le regroupement des t&#233;l&#233;centres au sein d'enseignes franchis&#233;es en vue de mutualiser les ressources et les comp&#233;tences.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Enfin, les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s &#233;tant dans leur grande majorit&#233; des entreprises familiales de petite taille, disposant de peu de moyens financiers et d'un personnel g&#233;n&#233;ralement peu qualifi&#233;, il est indispensable que l'&#201;tat prenne des mesures d'accompagnement d'ordre structurel. Parmi les dispositions qui ont &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233;es figurent notamment :&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La cr&#233;ation d'un fonds d'appui aux t&#233;l&#233;centres priv&#233;s aliment&#233; par les cautions d&#233;pos&#233;es jusqu'alors par les exploitants aupr&#232;s de la Sonatel ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; L'appui &#224; la mise en place de fili&#232;res de formation courtes pr&#233;parant aux m&#233;tiers exer&#231;ables dans les t&#233;l&#233;centres (gestionnaire, animateur, etc.) ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; L'&#233;laboration d'un statut de t&#233;l&#233;centre agr&#233;&#233; autorisant la fourniture d'un certain nombre de services particuliers ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; Le d&#233;veloppement de proc&#233;dures administratives d&#233;mat&#233;rialis&#233;es dont l'ex&#233;cution pourrait se faire dans les t&#233;l&#233;centres agr&#233;&#233;s ;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sdwf-fmsd.org/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-68c92.gif&quot; width='8' height='11' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' class='' /&gt; La mise en place d'une r&#233;glementation stricte imposant aux op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;phonie mobile de commercialiser leurs abonnements et les recharges de cr&#233;dits &#224; travers des circuits de distribution commerciale officiels.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;* * *&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Concurrenc&#233;s par le d&#233;veloppement de la t&#233;l&#233;phonie mobile et affaiblis par les pratiques commerciales des op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s sont fortement menac&#233;s de disparition s'ils n'op&#232;rent pas rapidement de profondes mutations. Cr&#233;&#233;s puis couv&#233;s par la Sonatel lorsqu'ils lui apportaient jusqu'&#224; un tiers de son chiffre d'affaires, ils sont aujourd'hui abandonn&#233;s &#224; leur sort, le curseur de la rentabilit&#233; s'&#233;tant d&#233;plac&#233; vers la t&#233;l&#233;phonie mobile. Cette situation n'est d'ailleurs pas pour d&#233;plaire &#224; la Sonatel qui voit ainsi s'affaiblir des partenaires avec lesquels elle &#233;tait li&#233;e par un contrat et qui, au fil des ann&#233;es, s'&#233;taient organis&#233;s pour d&#233;fendre leurs int&#233;r&#234;ts. Par contre, rien de tout cela avec les milliers de jeunes &#233;voluant dans le secteur informel et qui revendent, &#224; la sauvette, cartes SIM et recharges de cr&#233;dit dans les rues des principales agglom&#233;rations du pays. Ironie de l'histoire, les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s, qui avaient &#233;t&#233; mis en place dans le cadre des politiques de lib&#233;ralisation de l'&#233;conomie afin de pallier les lacunes de la puissance publique en mati&#232;re d'acc&#232;s universel &#224; la t&#233;l&#233;phonie fixe, sont aujourd'hui victimes de cette m&#234;me lib&#233;ralisation. Leur d&#233;clin illustre bien une des caract&#233;ristiques de la soci&#233;t&#233; capitaliste en r&#233;seau mise en &#233;vidence par Manuel Castells, &#224; savoir l'extr&#234;me flexibilit&#233; d'un syst&#232;me qui peut &#224; un moment &#233;tablir des connexions avec tout ce qui est pr&#233;cieux au regard de la valeur et des int&#233;r&#234;ts dominants et &#224; un autre se d&#233;connecter de tout ce qui ne l'est pas ou qui est d&#233;valu&#233; (Castells 1999). R&#233;trospectivement, le constat qui s'impose &#233;galement est que tant l'&#201;tat, &#224; travers l'op&#233;rateur historique que le secteur priv&#233;, &#224; travers les t&#233;l&#233;centres, se sont montr&#233;s incapables, &#224; eux seuls, de r&#233;soudre correctement la question de l'acc&#232;s universel. D&#232;s lors, il faudrait songer &#224; se tourner vers d'autres politiques, centr&#233;es sur l'int&#233;r&#234;t public, et combinant r&#233;gulation par l'&#201;tat et autor&#233;gulation par le march&#233; afin de tirer profit des avantages de l'un et de l'autre tout en limitant leurs inconv&#233;nients respectifs, comme le sugg&#232;re fort justement Caes Hamelink (1999)..&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans cette perspective, il serait l&#233;gitime que les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s puissent b&#233;n&#233;ficier, sur la base d'un cahier des charges d&#233;fini par l'Agence de r&#233;gulation des t&#233;l&#233;communications et des postes, de subventions aliment&#233;es par le Fonds de d&#233;veloppement du service universel des t&#233;l&#233;communications (FDSUT)34 afin de continuer d'offrir aux plus d&#233;munis un dispositif d'acc&#232;s aux services de t&#233;l&#233;communications qui soit &#224; leur port&#233;e. En effet, dans la soci&#233;t&#233; de l'information et de la connaissance partag&#233;e qui se met peu &#224; peu en place, l'acc&#232;s &#224; l'infrastructure d'information et l'utilisation des services qui lui sont associ&#233;s peuvent &#234;tre l&#233;gitimement consid&#233;r&#233;s comme faisant partie des droits universels des citoyens car d&#233;terminant la possibilit&#233; de b&#233;n&#233;ficier ou non de toute une s&#233;rie d'opportunit&#233;s &#233;conomiques et sociales sans parler du r&#244;le croissant qu'ils jouent dans les conditions d'exercice de la citoyennet&#233; (Raber 2004). Cependant, quelle que soit l'ampleur des efforts que les t&#233;l&#233;centres priv&#233;s feront pour s'adapter au nouvel environnement et l'efficacit&#233; des mesures de sauvetage qui pourraient &#234;tre prises par l'&#201;tat, le r&#233;gulateur et les op&#233;rateurs de t&#233;l&#233;communications, il est certain qu'ils ne r&#233;ussiront pas &#224; reconqu&#233;rir les parts de march&#233; perdues face &#224; la t&#233;l&#233;phonie mobile. On voit mal, en effet, les consommateurs abandonner leurs t&#233;l&#233;phones portables et les avantages qui leur sont associ&#233;s (confort personnel, mobilit&#233;, prestige social, symbole de modernit&#233;, etc.) pour revenir massivement vers ces dispositifs d'acc&#232;s collectifs aux t&#233;l&#233;communications. Apr&#232;s avoir connu un d&#233;veloppement impressionnant du d&#233;but des ann&#233;es 1990 jusqu'au milieu des ann&#233;es 2000, il appara&#238;t clairement que &#171; l'&#226;ge d'or des t&#233;l&#233;centres &#187; est bel et bien r&#233;volu. D&#233;sormais il faudra donc s'habituer &#224; parler au pass&#233; de ce qui fut longtemps consid&#233;r&#233; comme une &#171; success story &#187;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;R&#233;f&#233;rences bibliographiques&lt;/p&gt;
&lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Agence de r&#201;gulation des t&#201;l&#201;communications et des postes (Artp) 2009, &#171; Le march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie fixe &#187;, Observatoire trimestriel, Dakar.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8211;&#8211;&#8211;&#8211;&#8211; 2009,&#171; Le march&#233; de l'Internet &#187;, Observatoire trimestriel, Dakar.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8211;&#8211;&#8211;&#8211;&#8211; 2009, &#171; Le march&#233; de la t&#233;l&#233;phonie mobile &#187;, Observatoire trimestriel, Dakar.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8211;&#8211;&#8211;&#8211;&#8211; 2008, &#171; Rapport sur le march&#233; des t&#233;l&#233;communications au S&#233;n&#233;gal en 2007 &#187;, Dakar, 55 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Barbier, F. 1998, L'expansion des t&#233;l&#233;centres &#224; Dakar, M&#233;moire de ma&#238;trise, Universit&#233; de Bretagne occidentale, 131 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Benjamin, P. 2000, Telecentres 2000, Report 2 : International Studies. Section 2.1 : International Case Study &#8211; Africa, 34 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Bullain, N. &amp; Toftisova, R. 2004, A comparative analysis of European Policies and Practices of NGO-Government Cooperation, .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Candelier, S. et Lemoine, M. 2001, &#171; Plus de 100 000 internautes au S&#233;n&#233;gal &#187;, Afrique initiatives, f&#233;vrier, 31 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Castells, M. 1999, Information technology, globalization and social development, Discussion paper n&#176; 114, Unrisd, 15 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ch&#201;neau-Loquay 2001, &#171; Les territoires de la t&#233;l&#233;phonie mobile en Afrique &#187;, Netcom, vol. 15, n&#176; 1-2, p. 121-132.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Hamelink, C. 1999, ICTs and social development : The global policy context, Discussion paper n&#176; 116, UNRISD, 32 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Minist&#200;re de l'&#201;conomie et des finances 2004, La pauvret&#233; au S&#233;n&#233;gal de 1994 &#224; 2001-2002, Direction de la pr&#233;vision et de la statistique, Dakar, 31 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ndao, S. 2008, Sauvons les t&#233;l&#233;centres, Dakar, Osiris, ao&#251;t 2008, 12 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Raber, D. 2004, &#171; Is universal service a universal right ? &#187;, in T. Mendina &amp; J. Britz, Information Ethics in the Electronic Age : Current Issues in Africa and the World (ed.), Jefferson &amp; Londres, Mc Farland &amp; Company, Inc. Publishers, p.122-144.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Rose, J. B. 1999, Multipurpose Community Telecentres in support of People-Centred Development in Rogers W'O Okot-Uma, Henry Alamango and Keith Yeomans (Editors) Information Technology and &amp; Globalisation : Implications for People-Centred Development, SFI Publishing, Londres.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sagna, O. 2001, Les technologies de l'information et de la communication et le d&#233;veloppement social au S&#233;n&#233;gal : Un &#233;tat des lieux, Gen&#232;ve, Unrisd, 2001, 81 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8211;&#8211;&#8211;&#8211;&#8211;2006, &#171; La lutte contre la fracture num&#233;rique en Afrique : Aller au-del&#224; de l'acc&#232;s aux infrastructures &#187;, Fractures dans la soci&#233;t&#233; de la connaissance, &#171; Herm&#232;s n&#176; 45 &#187;, p. 13- 24.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&#8211;&#8211;&#8211;&#8211;&#8211; 2008, &#171; Le S&#233;n&#233;gal dans l'&#232;re de l'information (1996-2006) &#187;, p. 15-40, Netcom, vol. 22, n&#176; 1-2 et Netsuds, vol. 3, p 13-36.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Scopsi, C. 2004, Repr&#233;sentations des TIC en milieu migrant : le cas des &#171; boutiques de communication &#187; de Ch&#226;teau-Rouge, Th&#232;se de doctorat, Universit&#233; Paris 10-Nanterre.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;United Nations Development Programme (UNDP) 2006, Telecottage Handbook. How to establish and run a succesfull telecentre, 89 p.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Zongo, G. 2000. &#171; T&#233;l&#233;centres au S&#233;n&#233;gal &#187;, in A. Ch&#233;neau-Loquay, Enjeux des technologies de l'information et de la communication en Afrique : Du t&#233;l&#233;phone &#224; Internet, Paris, Karthala, 402 p.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;L'adresse originale de cet article est &lt;a href=&quot;http://www.vecam.org/article1126.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;http://www.vecam.org/article1126.html&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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